Deutschland über alles, « l’Allemagne au-dessus de tout », sont les mots qui débutent le premier couplet de l’hymne allemand composé par Joseph Haydn en 1797, couplet que l’Allemagne a abandonné depuis 1991.

Mais au sein des institutions de l’Union européenne, ce mot d’ordre est plus que jamais à l’ordre du jour : l’Allemagne d’Angela Merkel est au-dessus de tout.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les huit groupes qui siègent au Parlement européen, quatre sont présidés par des Allemands, dont les deux plus gros : PPE (Manfred Weber), Socialistes et démocrates (Udo Bullmann), Verts (Ska Keller), GUE et extrême-gauche (Gabriele Zimmer).

Dans la haute administration européenne, les trois postes les plus en vue sont tous occupés par des Allemands : secrétaire général de la Commission de Bruxelles (Martin Selmayr), secrétaire général du Parlement européen (Klaus Welle), secrétaire général du Service d’action extérieure (Helga Schmid). On peut y ajouter les postes, un peu moins en vue, de secrétaire général du Médiateur européen (Martin Kamp), et de secrétaire général adjoint du Parlement européen (Markus Winkler).

Les organes financiers de l’UE sont eux aussi dirigés par des Allemands : Banque européenne d’investissement (Werner Hoyer), Cour des comptes (Klaus-Heiner Lehne), Mécanisme européen de stabilité (Klaus Regling).

Il manque encore à Angela Merkel la présidence de la Banque Centrale Européenne, mais ça ne saurait tarder, car elle la revendique. Et quand elle veut un poste, elle l’obtient, comme on vient de le constater avec la nomination ouvertement illégale de Martin Selmayr comme secrétaire général de la Commission.

Si on ajoute que l’euro est conçu depuis l’origine comme une copie du mark, au service de l’économie allemande sous contrôle de la BCE basée à Francfort, on voit à quel point il est exact de prétendre que l’UE est dirigée par l’Allemagne.

Or l’Allemagne devrait être notre partenaire et non notre maître. C’est pour réaliser cette transformation, et reconquérir notre souveraineté qu’il faut substituer à cette UE fédérale une Union des Nations Européennes.

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