La Turquie réclame une adhésion pleine à l’Union européenne : finissons-en avec l’ambigüité et l’angélisme !

Le président turc Recep Tayyip Erdogan ne s’en cache même plus : dans une interview donnée au journal italien La Stampa à la veille d’un déplacement à Rome, il assume le chantage turc exercé à l’égard des nations européennes en échange de la fausse promesse de freiner les flux migratoires. Le Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO) révèle qu’entre 2011 et 2017, plus de 5 millions de migrants sont entrés en Europe !

S’appuyant sur l’accord signé en mars 2016 avec l’Union européenne, selon lequel la Turquie est supposée maîtriser les flux de clandestins qui tentent d’atteindre l’Europe en contrepartie d’une colossale enveloppe de 6 milliards d’euros, le président turc se croit indispensable. La faiblesse de nos dirigeants l’encourage à exiger une adhésion pleine et entière à l’Union européenne.

Face aux pressions d’un État islamiste qui joue de la naïveté de certains gouvernements européens, l’heure ne doit plus être à l’échange d’amabilités mais à la fermeté. Les nations d’Europe peuvent maîtriser elles-mêmes les flux, en rétablissant enfin leurs frontières intérieures et en défendant les frontières extérieures. De plus, il est temps d’envoyer un message clair et sans ambigüité à la Turquie : sa place n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais dans l’Europe !

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