Sur les contrôles sanitaires sur les importations agricoles

Sur les contrôles sanitaires sur les importations agricoles

Question écrite de Philippe LOISEAU

À l’heure où des efforts considérables sont faits par les agriculteurs européens et français pour réduire l’usage des intrants d’origine industrielle, Philippe LOISEAU souhaiterait savoir si un dispositif de contrôle est prévu pour s’assurer de l’application des interdictions en vigueur dans l’Union européenne (notamment pour les résidus de produits interdits) comme par exemple dans le cas de la ractopamine, un accélérateur de croissance que l’on retrouve dans des viandes élevées au Canada et qui sont ensuite exportées vers l’Europe.

Réponse donnée par M. Andriukaitis au nom de la Commission européenne (20.3.2019)

Les contrôles officiels visant à vérifier que les produits importés sont conformes aux exigences de l’UE sont effectués par les États membres de l’UE. En plus de ce système, la Commission procède à des audits des systèmes de contrôles officiels des États membres et des pays exportant vers l’UE, afin de vérifier leur efficacité.

La Commission est pleinement engagée à garantir la sécurité des consommateurs européens. Tous les résidus éventuellement présents sur les denrées alimentaires et les aliments pour animaux importés de pays tiers doivent rester dans les limites légales fixées par la législation européenne, que le produit soit originaire d’un pays ayant conclu un accord de libre‑échange avec l’UE, comme dans le cas du Canada, ou non.

En outre, les importations de viande en provenance de pays qui autorisent l’utilisation d’activateurs de croissance interdits dans l’UE, tels que la ractopamine, ne peuvent avoir lieu qu’à partir d’exploitations soumises à des systèmes de contrôle spécifiques destinés à garantir que ces exploitations n’utilisent pas de telles substances.

Sur les cépages résistant aux maladies

Sur les cépages résistant aux maladies

Question écrite de Philippe Loiseau.

Le règlement européen CE n° 1234-2007 maintient l’interdiction de plantation, replantation ou greffe à des fins de production viticoles, de certains cépages (Clinton, Noah, Jacquez, Herbemont, Othello et Isabelle). Dans un contexte de réduction des pesticides, une révision de l’arbitrage entre ces cépages
interdits et la qualité hygiénique (teneur en méthanol) et gustative (goût dit foxé) du vin serait opportune.

Philippe Loiseau demande donc à la Commission la réhabilitation de ces cépages qui répondrait à un double objectif environnemental et permettrait de lever une interdiction qui ne se base sur aucune considération d’ordre sanitaire, comme le démontrent les études scientifiques.

Chicken run ! Le poulet ukrainien échappe aux contrôles européens

Chicken run ! Le poulet ukrainien échappe aux contrôles européens

Énième scandale sur la viande en Europe. Dans une question écrite adressée à la Commission européenne, nous apprenons que l’Ukraine a pu contourner la réglementation européenne relative à la limitation des importations de poulets.

En effet, en créant une découpe spéciale visant à laisser une aile accrochée à la poitrine du poulet, l’Ukraine a pu contourner le contingent de 17.600 tonnes de viande accordé par l’UE à cet État. Cette découpe étant considérée comme un morceau de volaille générique, elle permet une exportation vers l’Europe sans droits de douane.

Pire encore, pour ne pas attirer l’attention, cette viande s’est retrouvée dans des usines européennes appartenant à l’Ukraine pour être transformée et commercialisée dans des circuits ne nécessitant pas l’indication de l’origine. Ce montage démontre bien une volonté de fraude.

Les députés européens du Rassemblement National dénoncent ces abus et réclament la suspension immédiate des importations de poulet venant d’Ukraine ainsi que la possibilité d’infliger une amende ou des mesures de rétorsion à l’égard de ce pays. De même, notre groupe demande que soit rendue obligatoire à l’échelle européenne l’étiquetage d’origine de la viande contenue dans des produits transformés. La France a obtenu une dérogation spéciale pour cette législation, à titre provisoire. Il serait temps que l’Union européenne prenne la mesure de cette question essentielle, soutenue par tous les professionnels du secteur, et par les consommateurs.

Pendant que Macron vante l’européisme avec nos impôts, l’Europe de Bruxelles continue de tuer nos territoires !

Pendant que Macron vante l’européisme avec nos impôts, l’Europe de Bruxelles continue de tuer nos territoires !

Communiqué de Philippe Loiseau, Mylène Troszczynski et de Jacques Colombier.

Le groupe Saint-Louis Sucre a annoncé la fermeture de deux de ses quatre sucreries installées en France, celles de Cagny en Normandie et d’Eppeville dans la Somme. Cette annonce aura pour effet de vitrifier encore un peu plus des territoires déjà lourdement sinistrés économiquement et socialement, pour le seul bénéfice du géant allemand Südzucker, maison mère de Saint-Louis Sucre.

Cette restructuration est la conséquence de la libéralisation du marché européen depuis octobre 2017 avec la suppression des quotas entraînant une surproduction à l’échelle mondiale et une chute des prix sans précédent sur les marchés mondiaux et européens.

De plus, l’accord de libre-échange MERCOSUR entre l’UE et des pays tels que le Brésil risque bien d’aggraver encore un peu plus cette situation.

Pendant qu’Emmanuel Macron fait une campagne européiste avec nos impôts ; l’Europe de Bruxelles, elle, continue de tuer la campagne française !

Seul le Rassemblement National propose un nouveau modèle économique contre la financiarisation de l’agriculture.

Ce nouveau modèle économique basé sur le localisme devra nous permettre de lutter pour la sécurité sanitaire des consommateurs, pour la survie de nos paysans et contre la concurrence déloyale.