Sur les relations avec la Turquie

Des événements survenus au cours de ces dernières semaines devraient inciter les autorités européennes et les gouvernements nationaux à se montrer fermes à l’égard de la Turquie. Les tensions diplomatiques créées par la campagne référendaire turque ont conduit les Pays-Bas (où un parti pro-turc vient de percer aux élections législatives) à refuser au ministre turc des affaires étrangères l’autorisation de participer à un rassemblement politique à Rotterdam, tout comme l’Allemagne a interdit la tenue de réunions de soutien au référendum sur son territoire. L’actuel chancelier autrichien, Christian Kern, a même demandé l’interdiction des réunions électorales dans toute l’Union européenne. Le ministre turc des affaires sociales a appelé les citoyens bulgares d’origine turque à voter pour Dost, le nouveau parti de la minorité turque en Bulgarie, celui de l’intérieur a averti que la Turquie pourrait laisser partir 15 000 réfugiés par mois vers l’Europe, celui des affaires étrangères prédit «des guerres de religion» en Europe et Erdoğan a invité ses concitoyens vivant en Europe à faire non pas 3 mais 5 enfants.

Face à ces provocations inacceptables, la vice-présidente/haute représentante entend-elle réagir fermement en demandant l’interdiction des rassemblements turcs sur le territoire européen et l’arrêt des négociations d’adhésion ?

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