Question de Philippe Loiseau, Député français membre du groupe ENL au Parlement européen :

Le développement du sylvo-pastoralisme est un facteur essentiel de la préservation de la forêt méditerranéenne, particulièrement sujette aux incendies. Les collines de Bouches-du-Rhône, mais aussi du Var ou de Corse, ne peuvent pas répondre aux critères énoncés pour obtenir les aides de la PAC, notamment parce que les parcours de pâturage se font dans des zones, peu ou pas mécanisables, de résineux et d’épineux.

Pourtant, c’est dans ces zones que réside l’intérêt du travail préventif des troupeaux contre l’incendie. La baisse, voire plus, des aides de la PAC mettrait en péril un modèle qui fonctionne et se développe, construit au fil du temps et en lien avec la spécificité des territoires et les volontés communales.

Or, les directives européennes indiquent que les parcours doivent comporter plus de 50 % d’herbes, être mécanisables, et ne pas comporter plus de 200 arbres à l’hectare. Ces règles ne tiennent aucun compte du type de bêtes élevées, ni de la réalité des terrains.

Comment la Commission envisage-t-elle une meilleure prise en compte des spécificités du sylvo-pastoralisme ?

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