Coquilles Saint-Jacques : un accord indispensable pour préserver la ressource et préparer l’avenir

Coquilles Saint-Jacques : un accord indispensable pour préserver la ressource et préparer l’avenir

Un premier accord avait été trouvé le mercredi 5 septembre, qui portait notamment sur la date d’ouverture de la pêche à la coquille Saint-Jacques, à partir du 1er octobre, pour les flottes anglaises comme pour les flottes françaises. Mais cet accord ne portait cependant que sur les navires de plus de 15 mètres.

C’est pourquoi une autre réunion, le vendredi 7 septembre, prévoyait d’inclure les navires britanniques de moins de 15 mètres en échange de compensations. C’est sur ce point que les négociations ont achoppées.

Il est donc prévu une nouvelle réunion pour régler ce problème. La conclusion d’un accord apparait indispensable, non seulement pour stopper les violences entre les marins de nos deux pays, mais aussi pour préserver la ressource en coquille Saint-Jacques. Car une ressource épuisée ne profitera à personne.

Nous rappelons également que cet accord permettra d’apaiser les relations entre pêcheurs anglais et français, alors que le Brexit pourrait entraîner des tensions. Il faut au contraire que la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne devienne une opportunité pour ce pays et le nôtre et renforce nos liens économiques et stratégiques.

Coquille Saint-Jacques : français et britanniques s’entendent pour préserver la ressource

Coquille Saint-Jacques : français et britanniques s’entendent pour préserver la ressource

C’est avec soulagement que nous accueillons l’accord conclu hier entre les pêcheurs français et britanniques sur la gestion de la coquille Saint-Jacques.

Cet accord avait notamment pour but de stopper les violences qui mettaient en péril la vie des marins, de préserver la ressource en coquille Saint-Jacques et de répartir plus équitablement cette ressource entre nos deux nations.

Il a ainsi été décidé que l’ouverture de la pêche à la Saint-Jacques aurait lieu le 1er octobre pour les deux flottes. En effet, les britanniques pêchaient jusque-là avant cette date, ce qui ne laissait que peu de ressources pour les français.

Il reste encore à définir des compensations pour les navires britanniques de moins de 15 mètres qui n’étaient pas inclus dans les accords et, dans l’idéal, à harmoniser la taille des anneaux sur les dragues.

Ces accords présents et à venir permettront de développer une ressource commune, dont la valeur est importante, en évitant une immixtion des institutions européennes dans ce conflit qui serait synonyme de tracasseries administratives pour les deux flottes.

Au-delà de la question de la coquille Saint-Jacques, cet accord ouvre des perspectives : à l’heure où le Brexit pourrait entraîner des tensions entre pêcheurs français et britanniques, ces professionnels nous démontrent leur capacité à s’entendre sans intervention extérieure.

Lutter contre la propagation de la maladie du dragon jaune

Lutter contre la propagation de la maladie du dragon jaune

Question de Sylvie Goddyn

Les agrumes, notamment les orangers et les citronniers, sont menacés par une bactérie dénommée «Huanglongbing» (HLB), plus connue sous le nom de maladie du dragon jaune.

Cette maladie se propage dans le monde entier depuis les années 2000: Floride, Californie et Brésil ont été touchés. L’insecte qui véhicule la maladie a été détecté dans la péninsule Arabique: il s’agit du psylle asiatique, qui infecte les arbres en suçant leur sève.

Une autre variété de psylle — le psylle africain — transmet une forme moins virulente de la maladie. Le psylle africain a été détecté en Espagne et au Portugal, qui procèdent déjà à des arrachages. Bientôt, d’autres pays européens — France, Italie et Grèce — seront touchés à leur tour.

Pour le moment, les seuls recours contre cette maladie sont l’arrachage des arbres ou l’épandage massif d’insecticides.

D’autres solutions sont envisageables: interdire les importations d’arbres pour limiter la propagation de la bactérie, soutenir la recherche pour l’éradiquer ou encore replanter des arbres à des altitudes où les psylles ne survivent pas, comme cela a été fait sur l’Île de la Réunion.

La Commission étudie-t-elle ces solutions et a-t-elle entrepris des actions pour lutter contre cette maladie ?