Le gouvernement Macron face aux agriculteurs : cyniques contre dindons de la farce !

Communiqué de presse de Philippe LOISEAU et Dominique MARTIN

Le projet de loi de finances 2019 du gouvernement d’Emmanuel Macron prévoit la suppression de l’exonération de charges sociales sur les contrats de travail des saisonniers. Une mesure qui augmenterait de 177 millions d’euros par an le coût de ces 930 000 contrats de travail !

Ajoutée aux distorsions existantes de conditions et de coût du travail entre les États membres, elle amplifiera une concurrence déloyale déjà en passe d’achever nos derniers maraîchers. Quand l’Espagne a un coût horaire de 6 à 9 euros pour le travail saisonnier, la France, elle, passerait à 14 euros…

Cyniquement, les ministères de l’Économie et de l’Agriculture ont fait savoir aux syndicats agricoles que le maintien des exonérations n’était pas une priorité pour le gouvernement.

Le Rassemblement National et Philippe Loiseau dénoncent ce gouvernement qui fait tout à l’envers, et s’attaque à une exonération profitable au monde agricole, au lieu de revenir sur le travail détaché.

La priorité pour sauver nos emplois agricoles est pourtant d’abolir cette directive funeste, pour faciliter à nouveau l’embauche de travailleurs – saisonniers ou non – dans les exploitations françaises.

Sur le plan pluriannuel sur la gestion de la pêche

Sur le plan pluriannuel sur la gestion de la pêche

Question de Philippe Loiseau, Député français membre du groupe ENL au Parlement européen :

Le plan pluriannuel de gestion de la pêche dans les eaux occidentales de l’Union européenne publiée par la Commission européenne en mars 2018 est importance pour la pêche française puisque les eaux occidentales sont parmi les plus pêchées par les flottilles françaises.

Dans cette proposition, la Commission établit une distinction entre les stocks « cibles » et les stocks « capturés accidentellement » (ou « accessoires »). La Commission dresse une liste de stocks cibles et propose des approches de gestion distinctes pour ces deux catégories. Elle propose que les stocks « cibles » suivent l’approche de rendement maximal durable (RMD) du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) et les stocks de prises accessoires suivent l’approche de précaution du CIEM.

L’approche de précaution étant moins ambitieuse en termes de reconstitution des stocks que l’approche RMD.

Comment la Commission envisage la manière dont ces stocks de prises accessoires seront gérés afin de garantir « au moins un degré comparable de conservation » permise par l’approche RMD, comme le stipule le règlement de la politique commune de la pêche dans son article 9.2.