À Washington, Juncker a défendu les intérêts allemands… et américains…

À Washington, Juncker a défendu les intérêts allemands… et américains…

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 31 juillet 2018 Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

Chers amis,

Le Rassemblement National et ses alliés du groupe ENL reconnaissent volontiers certaines convergences de vue avec Donald Trump face aux mondialistes des deux rives de l’Atlantique mais les États-Unis restent les États-Unis et nos intérêts ne coïncident pas toujours avec les leurs. Partenaires dans de nombreux domaines, nos amis d’outre-Atlantique sont aussi souvent nos principaux concurrents et l’extraterritorialité du droit américain est utilisée de façon déloyale contre les entreprises européennes.

Mercredi 25 juillet, Jean-Claude Juncker, le Luxembourgeois qui préside la Commission européenne est allé sans aucun mandat négocier un accord avec le président des États-Unis. L’objectif ? Mettre fin à la guerre commerciale initiée par Donald Trump qui a décrété une hausse de certains tarifs douaniers pour protéger en particulier la sidérurgie américaine.

Officiellement, il ne s’agit pas de ressusciter le projet TAFTA/TTIP (en français PTCI pour Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement) mais s’il n’est pas encore question d’importer du bœuf aux hormones et des poulets au chlore, le président de la Commission européenne s’est engagé à ouvrir l’Union européenne au soja transgénique et au gaz de schiste américains, ce dernier étant plus cher et moins sûr que le gaz naturel russe.

Tout cela pour préserver les intérêts de l’industrie automobile allemande.

Une fois de plus, les États-Unis ont bien défendu leurs intérêts, avec la complicité de la Commission européenne, et c’est ainsi que Trump a pu lancer à une réunion d’agriculteurs de l’Iowa : « Nous venons d’ouvrir le marché européen pour vous ».

Aveuglé par les intérêts spécifiques d’un État membre, Juncker sacrifie ceux des agriculteurs et des consommateurs européens, manifestant ainsi l’incapacité de la Commission à défendre la puissance collective des nations européennes.

Nicolas Bay,
Co-président du groupe ENL

La Commission de Bruxelles cède face aux exigences américaines

La Commission de Bruxelles cède face aux exigences américaines

Mercredi 25 juillet, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s’est rendu aux États-Unis pour trouver une issue à la menace de « guerre commerciale » brandie par Donald Trump. Ce dernier souhaite en effet protéger son économie de la concurrence déloyale en mettant en place des taxes sur certains produits.

Terrifiés à l’idée de droits de douane qui mettraient à mal leurs rêves de marché commun à l’échelle mondiale, les eurocrates se sont donc empressés d’envoyer leur chef, sans mandat des nations européennes, pour négocier une porte de sortie. Les voitures allemandes étaient notamment visées, afin de faire céder Angela Merkel.

Jean-Claude Juncker présente l’accord dégagé comme une victoire. Pourtant, il n’a fait que courber l’échine et accepter de laisser les États-Unis inonder notre marché de leur surplus de graines de soja, devenus invendables en Chine… pour cause de tarifs douaniers. De même, il a accepté d’importer massivement du gaz naturel liquéfié américain, ressource pourtant plus facile d’accès et moins chère en Russie.

Au lieu de faire face et de protéger nos économies par des taxes équivalentes, l’Union européenne démontre une fois de plus sa faiblesse et continue d’organiser l’impuissance collective de nos nations !

L’UE veut punir les Britanniques

L’UE veut punir les Britanniques

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 23 juillet 2018 Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

Alors qu’en France « l’affaire Benalla » vire au scandale d’Etat avec une implication tous les jours plus évidente et grave d’Emmanuel Macron, les négociations sur le Brexit achoppent sur le problème irlandais, l’Irlande du Nord faisant partie du Royaume-Uni qui doit quitter l’Union européenne au printemps prochain tandis que la République d’Irlande restera un Etat membre à part entière de cette même Union européenne. Or, depuis l’accord de paix signé en 1998, aucune frontière concrète n’existe entre les deux parties de l’île.

Pour résoudre le problème, le gouvernement britannique a demandé à conserver l’accès à ce qu’on appelle depuis 1986 le « marché unique », ex-« marché commun », c’est-à-dire le marché intérieur de l’Union européenne.

Mais les dirigeants de l’UE refusent, déterminés à faire payer au prix fort le choix démocratique des Britanniques : comme pour une secte, lorsqu’on veut en sortir, on subit pressions et violences. Il faut dire que Messieurs Verhostadt et Barnier, les négociateurs du Brexit pour le Parlement et la Commission, sont tous deux acquis au fédéralisme.

La demande du gouvernement britannique est pourtant légitime puisque trois Etats non membres de l’UE ont accès au marché unique : le Liechtenstein, la Norvège et l’Islande. Sans compter que Bruxelles n’a cessé de multiplier ces dernières années les accords de libre-échange avec des pays du monde entier : Turquie, Maroc, Egypte, Singapour, Guatemala, etc.

Ce deux poids-deux mesures est révélateur de la dérive punitive de l’UE : contre les Anglais, les Hongrois, les Polonais, et tous ceux qui tiennent tête à Bruxelles.

L’utilisation de la situation complexe de l’Irlande est lamentable de la part de l’UE alors que la paix y est récente et fragile. Non, l’Europe de Bruxelles, ça n’est pas la paix. Au contraire, ses dirigeants mènent la guerre à ceux qui ont fait le choix d’écouter leurs peuples.

Nicolas Bay
Co-Président du groupe ENL au Parlement européen

La Pologne face à l’arrogance des eurocrates

La Pologne face à l’arrogance des eurocrates

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 9 juillet 2018 Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

Depuis janvier 2018, le Parlement européen invite à chaque session plénière le chef de l’exécutif de l’un des 27 Etats membres de l’Union européenne pour un débat sur « l’avenir de l’Europe ».

Mercredi 4 juillet, c’était le tour du premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki. En réalité, le débat a vite tourné au réquisitoire contre le gouvernement démocratiquement élu de la Pologne. Les attaques se sont concentrées sur les différentes réformes du système judiciaire polonais, qui visent principalement au départ anticipé de juges d’obédience marxiste.

Soulignant à plusieurs reprises la fierté de la nation polonaise, M. Morawiecki a appelé les eurodéputés à respecter les spécificités nationales propres à chacun des peuples qui composent l’Union européenne.

Joignant le geste à la parole, il est ensuite allé visiter l’exposition consacrée à Jean-Paul II, organisée justement par un député de son parti, le PiS, Droit et Justice. En effet, la Pologne est très attachée à son identité chrétienne et entend défendre sa civilisation plutôt que les prétendues « valeurs » abstraites et désincarnées prêchées par la Commission de Bruxelles.

Plus de deux ans après la venue de Beata Sydło, du même parti que son successeur, c’est toujours avec la même arrogance que les tenants du fédéralisme européen cherchent à nier ce qui fait la vraie richesse de l’Europe : nos nations démocratiques, lesquelles se lèvent partout sur le continent pour en finir avec les dérives et les délires de la technocratie bruxelloise à bout de souffle.

 

 

Nicolas Bay

Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

Immigration en Europe : retour des nations et isolement de Merkel-Macron

Immigration en Europe : retour des nations et isolement de Merkel-Macron

Les derniers jours ont vu la crise migratoire occuper l’essentiel du débat européen. S’il est loin de régler tous les problèmes — les courageuses politiques nationales étant plus concrètes que les illusoires solutions à 28 — l’accord conclu dans la nuit de jeudi à vendredi dernier marque le retour des nations comme des acteurs centraux de la politique européenne. La fin de la politique des quotas obligatoires de répartition des migrants est une défaite tant pour la Commission que pour Merkel et Macron.

Angela Merkel a même subi une fronde dans son propre gouvernement. Sous la pression de ses alliés de la CSU bavaroise et du ministre de l’Intérieur Seehofer, elle a été contrainte d’accepter de revoir sa politique d’immigration, jusqu’à rétablir des contrôles à la frontière austro-allemande !

C’est justement l’Autriche qui va désormais prendre la présidence tournante de l’Union européenne, et le chancelier Sebastian Kurz (gouvernant en coalition avec nos alliés du FPÖ) se montre extrêmement ferme : il refuse l’installation de plateformes de débarquement de migrants en Europe et demande des contrôles aux frontières nationales en plus de la défense des frontières extérieures.

Ce retour des nations a pour effet d’isoler le duo Merkel-Macron et ses velléités immigrationnistes et fédéralistes.

Immigration : nos alliés autrichiens du FPÖ et italiens de la Lega défendent fermement leurs frontières nationales

Immigration : nos alliés autrichiens du FPÖ et italiens de la Lega défendent fermement leurs frontières nationales

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 2 juillet 2018 Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

Chers amis,

Comme je vous l’annonçais la semaine dernière, c’est aujourd’hui le lancement de la présidence autrichienne de l’Union européenne, pour six mois. Sans attendre le débat qui aura lieu mardi à Strasbourg, nous savons que la coalition FPÖ/ÖVP au pouvoir en Autriche veut avant tout un « changement de paradigme » dans la politique migratoire européenne.

Mardi 26, l’Autriche a d’ailleurs organisé un grand exercice de renforcement en urgence de sa frontière avec la Slovénie, par où étaient passés des dizaines de milliers d’immigrés clandestins en 2015.

Ainsi plus de 500 policiers et 200 soldats ont testé différents scénarios de gestion de crise au poste frontière de Spielfeld, avec l’appui d’hélicoptères.

Sur place, aux côtés du ministre de la Défense Mario Kunasek (FPÖ), le ministre de l’Intérieur Herbert Kickl (FPÖ) a déclaré : « Un Etat qui ne peut pas protéger ses frontières perd sa crédibilité ».

La semaine précédente, lors de la conférence de presse tenue à Rome avec Matteo Salvini et Heinz-Christian Strache, ce même Herbert Kickl avait ainsi expliqué que « nous avons perdu beaucoup de temps en nous laissant dicter notre politique migratoire par les trafiquants ».

Des propos qu’auraient pu tenir son homologue italien, Matteo Salvini, qui, poursuivant sa lutte contre les ONG complices des mafias de passeurs, s’est rendu lundi en Libye pour rappeler que seuls les garde-côtes libyens avaient le droit d’intervenir dans les eaux territoriales libyennes.

Voilà une des premières grandes victoires obtenues par le camp alter-européen : la majorité des responsables politiques européens reconnaît désormais la nuisance de ces ONG soi-disant humanitaires qui encouragent l’immigration illégale et agissent elles-mêmes dans l’illégalité.


Nicolas Bay

Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés