Frontex doit servir les nations, pas la Commission !

Frontex doit servir les nations, pas la Commission !

Le Parlement européen votera, ce mercredi 17 avril, le nouveau règlement de l’agence Frontex. Sous couvert de répondre à la crise migratoire qui submerge l’Europe, la Commission de Bruxelles veut doter Frontex de nouvelles prérogatives. Prétendant la renforcer et lui permettre de mieux lutter contre l’immigration illégale, l’UE va en réalité mettre Frontex sous sa coupe. L’agence ne sera plus en appui mais se substituera aux États, posant un grave problème de souveraineté.

Ce règlement prétend également faciliter le retour des migrants mais, en pratique, le cadre juridique mis en place avec notamment des « officiers chargés des droits fondamentaux » aboutira à trouver toutes sortes de motifs pour ne pas expulser les clandestins. D’ailleurs, ce rapport ne parle plus d’immigration illégale mais d’immigration irrégulière. On voit déjà les premiers effets, au moins dans la sémantique, du Pacte de Marrakech qui installe le droit à la migration comme un véritable droit de l’homme !

Le principe de hotspots, c’est-à-dire de centres chargés d’instruire les demandes d’asile dans les pays tiers, est sans surprise abandonné. Il est même prévu que les États soient obligés de proposer aux clandestins en instance de retour des alternatives à la détention ! Bref, on crée toutes les conditions pour qu’ils puissent s’évanouir dans la nature dès qu’ils auront posé le pied sur le sol européen.

Enfin, tout le dispositif d’aide en méditerranée facilite les traversées et engraisse donc les mafias et les passeurs. Pour réduire le nombre de morts en Méditerranée, il faut au contraire mener une politique migratoire très ferme, comme le fait avec succès depuis un an Matteo Salvini en Italie.

Avec nos alliés italiens de la Lega, nous voterons donc contre ce nouveau règlement. Nos adversaires veulent une agence Frontex au service des migrants et entre les mains de la Commission. Nous voulons qu’elle soit au service des Européens et des nations !

Parlement européen : le directeur de campagne de LR vote pour la culpabilisation des Européens et l’immigration massive !

Parlement européen : le directeur de campagne de LR vote pour la culpabilisation des Européens et l’immigration massive !

Mardi 26 mars, le Parlement européen votait, à Strasbourg, un texte totalement délirant et inspiré des mouvements dits « indigénistes ». Intitulé « résolution sur les droits fondamentaux des personnes d’ascendance africaine », ce document était un condensé des éléments de langage que l’on trouve habituellement défendus par les communautaristes d’extrême gauche que représentent des personnes comme Houria Bouteldja, Danièle Obono ou Rokhaya Diallo.

Or, Geoffroy Didier, directeur de la campagne de LR pour les élections européennes, a soutenu ce texte, tout comme Renaud Muselier, président LR de la région PACA, et plusieurs de leurs collègues ! Ils ont donc voté pour la théorie du « racisme structurel » de nos sociétés, pour des quotas de personnes d’origine africaine dans les institutions avec « une stratégie pour la diversité et l’inclusion au sein de leur personnel », pour l’interdiction de traditions européennes au nom du délit de « blackface » (sic), pour que les États fassent des excuses publiques au sujet de la colonisation… Et bien sûr, comme d’habitude avec LR, pour toujours plus d’immigration en « invitant la Commission et les Etats membres à garantir aux migrants des voies d’entrée sûres et légales dans l’Union ».

Geoffroy Didier s’est aplati devant les revendications extravagantes et culpabilisatrices de ceux qui haïssent la France et la civilisation européenne. Est-ce cela, le fameux projet européen qu’il fera porter par la liste LR ? Une fois de plus, il ne se distingue en rien de celui de LREM, dont les députés ont eux aussi voté en faveur de ce texte inique.

La France encore condamnée par des juges européens

La France encore condamnée par des juges européens

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 25 mars 2019. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

« Souvenez-vous de ceci : il y a d’abord la France, ensuite l’État, enfin, autant que les intérêts majeurs des deux sont sauvegardés, le Droit ». Hélas, cette maxime du fondateur de la Cinquième République, rapportée par Jean Foyer dans ses mémoires publiées en 2006, a été oubliée par nos gouvernants.

A partir des années 1970, l’État s’est en effet progressivement soumis au gouvernement des juges, français d’abord, puis européens. Ces dernières années, les juges européens qui siègent à Strasbourg – Cour européenne des droits de l’homme ou CEDH – et à Luxembourg – Cour de justice de l’Union européenne ou CJUE – ont condamné la France à de nombreuses reprises.

Mardi dernier, ça n’est pas la CEDH mais la CJUE qui a donné tort aux autorités françaises, en l’occurrence au préfet des Pyrénées-Orientales.

Le 15 juin 2016, un Marocain qui avait déjà fait l’objet d’une mesure d’éloignement en août 2013, a été arrêté à bord d’un autocar alors qu’il venait de franchir illégalement la frontière franco-espagnole.

Cette arrestation n’a été possible que par le rétablissement des contrôles aux frontières françaises suite à la déclaration de l’état d’urgence au lendemain des attentats de 2015.

Or, bien qu’il soit prévu par le code Schengen, ce dispositif ne permet pas, d’après la CJUE, d’assimiler la frontière intérieure à une frontière extérieure. Ainsi, la France n’a pas le droit de renvoyer vers l’Espagne les migrants que le gouvernement socialiste de Madrid laisse venir sur notre territoire.
Cette interprétation oblige donc la France à assurer aux illégaux entrés dans l’espace Schengen par un autre État membre que le nôtre les protections juridiques prévues par la « directive retour  » … que l’on devrait rebaptiser « directive maintien  ».

Les juges de la CJUE peuvent désormais compter sur le Bureau européen d’appui en matière d’asile et l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne pour s’assurer de l’application de cette nouvelle décision insensée.

 

Nicolas Bay
Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

Immigration : le Parlement est parfois pire que la Commission

Immigration : le Parlement est parfois pire que la Commission

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 18 mars 2019. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

Disons-le d’emblée, le texte présenté par la Commission pour la mise en place du « Fonds Asile et Migration » n’était pas bon. Mais le Parlement a réussi à faire pire avec le rapport de Miriam Dalli, députée socialiste maltaise.

Malte est certes en première ligne face à la déferlante migratoire, mais son gouvernement socialiste ne prêche pas par l’exemple en matière d’accueil des migrants : il préfère donner des leçons de morale à Salvini… et vendre des « passeports dorés » à des Saoudiens.

Le texte de Mme Dalli, approuvé par une majorité de 374 députés, est allé au-delà des propositions de la Commission avec par exemple la « création d’un réseau européen de travailleuses et de travailleurs pour l’accueil  » présentée comme « une demande de la société civile ». Son objectif ? L’« insertion professionnelle des migrants », dont on n’imagine même pas qu’ils puissent rentrer un jour chez eux, de gré ou de force. D’ailleurs, pour s’assurer qu’ils vont s’installer durablement sur notre continent, le rapport préconise de « faciliter le regroupement familial », qui doit être plus « efficace et rapide ».

Évidemment, dans la droite ligne du Pacte de Marrakech, la confusion est savamment entretenue entre demandeurs d’asile et « travailleurs migrants », légaux et illégaux.

Les députés LR ont d’ailleurs voté pour l’amendement socialiste demandant aux États membres de « pleinement respecter les engagements pris au niveau international en matière de migration et d’asile, notamment le pacte mondial sur les réfugiés et le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ».

Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas que, loin de Paris, ces mêmes députés LR aient voté contre notre amendement qui visait à exclure le regroupement familial.

 

Nicolas Bay
Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

Regroupement familial, relocalisation des migrants : comme d’habitude, les députés européens LR votent pour !

Regroupement familial, relocalisation des migrants : comme d’habitude, les députés européens LR votent pour !

Ce mercredi 13 février, trois textes clés étaient votés au Parlement européen. Ils permettront la mise en place de plusieurs fonds servant à financer quelques politiques liées à la sécurité, mais aussi et surtout à l’immigration massive. Sur deux votes, Les Républicains ont démontré leur hypocrisie.

LR a en effet rejeté, dans le cadre du Fonds asile immigration et intégration, l’amendement du Rassemblement national voulant interdire le financement du regroupement familial. Pourtant, en avril 2018, Laurent Wauquiez avait dévoilé des propositions pour réduire l’immigration. La quatrième demandait de « restreindre l’immigration familiale en imposant des conditions strictes de ressources et d’intégration ». De même, dans une tribune au Figaro du 11 décembre 2018 sur le Pacte de Marrakech, M. Wauquiez critiquait la facilitation de « l’accès aux procédures de regroupement familial des migrants ».

Par ailleurs, les députés européens LR ont soutenu, pour le Fonds sur la gestion des frontières et des visas, le financement de la relocalisation des migrants que nous souhaitions supprimer. Dans sa tribune de décembre, Laurent Wauquiez se demandait : « Notre pays peut-il accueillir toujours plus d’immigrés et les Français le veulent-ils ? ». Il aurait dû se poser la question lorsqu’il était ministre de Nicolas Sarkozy, qui a ouvert les portes de notre pays à plus d’un million d’immigrés en 5 ans.

Cette semaine, Les Républicains ont une fois encore démontré qu’ils tiennent, comme toujours, un double-discours sur l’immigration : ils votent à Bruxelles et à Strasbourg l’exact inverse de ce qu’ils disent à Paris.