Flandres et Bavière : nouveaux succès pour les forces nationales !

Flandres et Bavière : nouveaux succès pour les forces nationales !

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 16 octobre 2018. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

Dans les Flandres belges, où se tenaient dimanche des élections communales et provinciales, nos alliés du Vlaams Belang ont fait un retour spectaculaire. Partout ils progressent, marquant un coup d’arrêt aux difficultés électorales qu’ils avaient rencontrées ces dernières années. Ainsi, dans les provinces flamandes, nos alliés obtiennent 13% des voix, soit 7% de plus qu’en 2014.

Le Vlaams Belang franchit la barre des 20% dans plusieurs villes, comme à Schoten où son président, le jeune et dynamique Tom Van Grieken, était candidat. À Ninove, ville de près de 40 000 habitants, la liste du Vlaams Belang est arrivée en tête avec 40% des suffrages et pourrait constituer une majorité municipale avec les conservateurs de la N-VA.

Défendant avant tout l’intérêt général, les dirigeants du Vlaams Belang ont en effet tendu la main à la N-VA afin d’éviter que de nombreuses communes tombent ou se maintiennent dans l’escarcelle de la gauche. Des convergences qui peuvent être facilitées par les propos du Secrétaire d’État belge à l’Asile et à la Migration, Theo Francken, membre de la N-VA, qui soutient officiellement les positions de Matteo Salvini sur les questions migratoires.

Dimanche aussi, en Allemagne, l’AfD a effectué une véritable percée en Bavière avec 10,2% des suffrages, lui permettant d’entrer au parlement régional. Dans ce qui était son bastion depuis 1945, la CSU, alliée à la CDU d’Angela Merkel, subit un revers historique.

Le président de la CSU et Ministre de l’Intérieur fédéral Horst Seehofer joue le rôle de caution conservatrice pour le gouvernement de Madame Merkel : ses rodomontades médiatiques n’auront cependant pas suffi à convaincre les électeurs qui veulent désormais une vraie alternative. Les socialistes du SPD, prenant le chemin de leurs homologues français, s’effondrent et perdent plus de la moitié de leurs sièges.

Nicolas Bay
Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

Pour la Commission européenne, des contrôles sporadiques aux frontières intérieures, c’est encore trop !

Pour la Commission européenne, des contrôles sporadiques aux frontières intérieures, c’est encore trop !

La Commission européenne a appelé vendredi à « mettre fin » à la prolongation des prétendus contrôles aux frontières à l’intérieur de l’espace Schengen. Visant particulièrement les six pays qui ont réintroduit à titre temporaire depuis 2015 des contrôles dans l’espace Schengen (la France, l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Suède, la Norvège), la Commission européenne préfère sacrifier la sécurité des peuples sur l’autel de la liberté de circulation.

Alors que la sécurité de nos nations est toujours menacée par le risque d’attentats djihadistes et que la criminalité prospère sur le laxisme frontalier, rappelons par ailleurs que les contrôles qui font l’objet de la condamnation de Bruxelles étaient jusqu’alors sporadiques et donc sans effectivité majeure.

Refusant d’assurer le moindre renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l’Europe, l’Union européenne – par la voix de la Commission – souhaiterait donc aussi voir disparaître à nouveau tout contrôle des frontières intérieures, aussi minime soit-il. Il faut refuser le délire de l’ouverture totale des frontières, et tout au contraire maîtriser nos frontières – nationales et européennes – pour protéger nos peuples.

Sauver la vraie Europe

Sauver la vraie Europe

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 9 octobre 2018. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

En juin dernier, ma collègue italienne Mara Bizzotto et moi-même avons reçu Paolo Capone, secrétaire général de l’UGL, syndicat italien résolument patriote.

Ce lundi matin, c’est justement dans les locaux de l’UGL que Marine Le Pen et Matteo Salvini ont tenu une conférence de presse commune pour parler « croissance économique et perspective sociale dans une Europe des nations ».

Ensemble, Matteo et Marine ont attaqué l’idéologie mondialiste qui impose à l’Europe immigration massive, baisse des salaires, concurrence internationale déloyale, et va jusqu’à menacer la sécurité alimentaire de nos deux pays qui sont pourtant de grandes puissances agricoles réputées pour leur gastronomie.
Mais comme l’a dit la Présidente du Rassemblement National, « il n’y a pas de fatalité, il y a des choix politiques : ceux de Juncker et de l’alliance PPE/PSE. Nous luttons contre cette alliance qui fait de l’Union européenne un système totalitaire, pour sauver la vraie Europe ».

Contrairement aux adeptes du nomadisme prôné par Jacques Attali, mentor d’Emmanuel Macron, Marine Le Pen a affirmé que « la plupart des hommes souhaitent rester dans leur pays, y grandir, y élever leurs enfants et préserver leur culture ».

Voilà pourquoi nous voulons rendre aux peuples d’Europe la maîtrise de leur destin, confisquée depuis trop longtemps par les bureaucrates non-élus de Bruxelles, ceux-là même qui ne cessent de donner des leçons au gouvernement italien dont Matteo Salvini est plus que jamais l’homme fort. La véritable Europe, celle des nations, des traditions et des coopérations, c’est nous qui l’incarnons.

Nicolas Bay,
co-président du groupe ENL

Nouveau scandale pour Areva : le « suicide (industriel) français »

Nouveau scandale pour Areva : le « suicide (industriel) français »

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 1er octobre 2018. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

Tandis que la Commission européenne poursuit la casse méthodique des grands groupes industriels français au nom de la libre concurrence contre les monopoles, Capital nous apprenait vendredi que la Justice américaine devrait prochainement s’attaquer à notre filière nucléaire.

Un enquêteur privé suspecterait en effet l’existence présumée d’un pacte de corruption lié au rachat de la start-up américaine Ausra, spécialisée dans l’énergie solaire, par le groupe nucléaire français Areva.

Plusieurs hauts dirigeants du Parti démocrate seraient impliqués, dont Al Gore, ex-vice-président de Bill Clinton, et John Kerry, ex-secrétaire d’État de Barack Obama.

Côté français, l’enquête pourrait viser l’ex-PDG Anne Lauvergeon, proche du Parti socialiste, son mari Olivier Fric, déjà mis en cause dans de nombreux scandales financiers, et l’actuel Premier Ministre Edouard Philippe qui occupait à l’époque le poste de directeur des affaires publiques d’Areva.

Pour tourner la page de la gestion calamiteuse de Madame Lauvergeon, qui a déjà coûté 4,5 milliards d’euros à l’État, c’est-à-dire aux contribuables français, Areva, toujours en grandes difficultés, a été rebaptisée Orano.

Désormais, si la procédure aboutit, ce sont plus de 28 milliards de dollars qui pourraient être réclamés par la Justice américaine.

Or la France, à l’instar des autres États membres de l’Union européenne, s’est toujours pliée aux décisions des juges d’outre-Atlantique qui usent et abusent de l’extraterritorialité du droit américain.

Un règlement européen de novembre 1996 est censé protéger nos entreprises… mais il n’a jamais été appliqué ! Faute d’avoir le courage d’assumer un bras de fer avec les États-Unis.

A l’approche d’un scandale d’une ampleur inédite, nous devons empêcher que les magouilles présumées des ex-dirigeants d’Areva ne nuisent à une filière absolument stratégique pour la France.


Nicolas Bay
,
co-président du groupe ENL

Brexit : Bruxelles entre intransigeance et volonté de piétiner le vote britannique !

Brexit : Bruxelles entre intransigeance et volonté de piétiner le vote britannique !

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 25 septembre 2018. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

Que ce soit sur les questions migratoires ou sur les négociations du Brexit, le sommet de Salzbourg a été un échec.

Face au problème posé par la frontière physique qui devrait être rétablie, du fait du Brexit, entre l’Irlande du Nord (qui ne serait plus membre de l’Union européenne) et la République d’Irlande (qui le restera), la Commission européenne s’en prend directement à l’intégrité territoriale du Royaume-Uni, en tentant de mettre en place un statut spécial pour l’Irlande du Nord, avec un alignement réglementaire sur le continent.

Au-delà des tergiversations de Theresa May, l’impasse des négociations sur le Brexit met en évidence une intransigeance irresponsable de la part de Bruxelles mais aussi d’Emmanuel Macron à l’égard du Royaume-Uni.

Alors que l’UE conclut chaque année des accords de libre-échange avec des pays du monde entier, la Commission refuse un accord similaire avec le Royaume-Uni. De plus, trois pays européens, l’Islande, la Norvège et le Lichtenstein, sont membres de l’AELE (Association européenne de libre-échange) sans être membres de l’UE.

En réalité, alors que leurs prévisions apocalyptiques ne se sont pas vérifiées, les eurocrates veulent faire échouer les négociations, qui auraient dû aboutir à une sortie à l’amiable, pour forcer les Britanniques à un nouveau referendum.

C’est d’ailleurs ce que demande maintenant Jeremy Corbyn le très socialiste patron des Travaillistes. Et Nadine Morano, au nom de LR, s’est alignée sur cette position consistant à piétiner le choix démocratique du peuple britannique.

Sommet de Salzbourg : Macron menace les nations libres

Sommet de Salzbourg : Macron menace les nations libres

Alors que la question des arrivées massives de migrants était au cœur des discussions lors du sommet européen de Salzbourg, Emmanuel Macron s’en est, une fois de plus, pris aux États les plus inflexibles face à l’immigration clandestine. Il a ainsi montré du doigt des pays tels que la Hongrie et l’Italie, où le ministre de l’Intérieur, notre allié Matteo Salvini, refuse désormais de laisse accoster les bateaux des ONG complices des passeurs.

Avec son arrogance habituelle, Emmanuel Macron a même tenté de mettre sous pression les nations qui résistent à la submersion migratoire en déclarant : « Les pays qui ne veulent pas davantage d’Europe, ils ne toucheront plus les fonds structurels ». Des menaces d’autant plus absurdes que bon nombre de pays qui veulent protéger leurs frontières, comme l’Autriche ou l’Italie, sont contributeurs déficitaires au budget de l’UE et versent donc plus qu’ils ne reçoivent via les fonds structurels !

De Rome à Varsovie en passant par Vienne et Budapest, l’immigration est le révélateur de la ligne de clivage à quelques mois des élections européennes : d’un côté l’Union européenne de la faiblesse, de l’insécurité et de la dilution de nos identités ; de l’autre, l’Europe des nations, des coopérations et des protections.