Sur la non-conformité des huiles d’olive

Sur la non-conformité des huiles d’olive

Question écrite de Mylène Troszczynski (ENF) et de Philippe Loiseau (ENF)

ans le cadre du règlement (CE) n°29/2012 relatif aux normes de commercialisation de l’huile d’olive et le règlement (CEE) n° 2568/91 relatif aux caractéristiques des huiles d’olive et des huiles de grignons d’olive, les États-membres de l’Union européenne doivent transmettre annuellement à la Commission européenne le compte-rendu des contrôles réalisés dans le secteur des huiles d’olive.
En France, cette mission est confiée à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Celle-ci a contrôlé 286 établissements du secteur des huiles d’olive en 2016.
Sur 139 prélèvements, 48% ont été déclarés non-conforme à la règlementation et étaient d’origine étrangère. Par ailleurs, un échantillon sur quatre a été déclaré « à surveiller ».
Les manquements les plus fréquents sont le non-respect des règles d’étiquetage des huiles et le classement erroné des huiles dans une catégorie supérieure.
Ce constat de la DGCCRF, d’un niveau très élevé de non-conformité, est le même depuis plusieurs années. Le taux de non-conformité de ce secteur d’activité s’établit chroniquement à 40%.
Quelles mesures compte prendre la Commission pour renforcer la conformité des huiles d’olive commercialisées sur le marché européen ?

La civilisation européenne ne vous dit pas merci Monsieur Tsipras !

La civilisation européenne ne vous dit pas merci Monsieur Tsipras !

Hier matin, au Parlement européen, le Premier ministre grec Monsieur Tsipras venait débattre sur l’avenir de l’Europe.
Dans un discours creux sur les vertus et les bienfaits de l’Union européenne, M. Tsipras n’a souhaité désigner que la prétendue extrême droite comme l’ennemi à combattre. Il a souhaité lister toutes les mesures prises pour son pays pour lui assurer un avenir radieux libéré du racisme, de la xénophobie et du populisme qui gangrènent selon lui l’Europe. En voici un florilège :

– Abolition de lois spéciales qui entravaient les musulmans,

– Construction de mosquées à Athènes,

– Attribution de la nationalité grecque aux enfants de 2ème génération issus de l’immigration,

– Droit d’adoption pour les couples homosexuels…

Ces mesures, selon lui, contribuent « à une rupture nécessaire avec le passé ». C’est le moins que l’on puisse dire !
Il y a trois ans pourtant, dans ce même hémicycle, Alexis Tsipras, fraîchement élu, avait défié la Troïka et tous les euro-béats. Aujourd’hui le « Mélenchon grec » se soumet à l’Union européenne à l’instar de son homologue français faisant les yeux doux à Monsieur Macron.
Plus que jamais, face à cette fuite en avant vers une Europe fédérale tant espérée par M. Macron et ses amis et face au risque de disparition de notre civilisation, nous devons nous opposer à ce projet. Dans tous les domaines, seule une coopération entre nations souveraines sortira l’Europe du néant vers lequel elle se dirige.