Peste porcine africaine : un risque agroalimentaire majeur

Peste porcine africaine : un risque agroalimentaire majeur

Le Parlement européen,

– vu l’article 133 de son règlement intérieur,

A. considérant que la peste porcine africaine touche uniquement les porcs et les sangliers;

B. considérant qu’il n’existe, à l’heure actuelle, ni traitement ni vaccin contre cette maladie;

C. considérant que l’Union européenne est le second exportateur de viande de porc après la Chine;

D. considérant que plusieurs cas de peste porcine africaine ont été détectés en Europe mi-septembre 2018;

E. considérant que les autorités publiques nationales de plusieurs États membres (Belgique, France, Luxembourg) ont déjà pris quelques mesures préventives pour limiter la propagation de la maladie;

F. considérant que, dans le cas présent, il est justifié d’aborder les questions de sécurité alimentaire et de santé publique à l’échelle européenne;

demande à la Commission européenne de se saisir de ce nouveau danger agro-sanitaire transnational et de veiller à une application stricte de la réglementation concernant l’importation, irrégulière ou pas, de denrées alimentaires extra-européennes;
invite les États membres à appliquer le principe de précaution.

Un tiers des séniors sans emploi ni retraite sont pauvres !

Un tiers des séniors sans emploi ni retraite sont pauvres !

En publiant une étude sur la situation financière des séniors, la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la Santé (DREES) met en lumière la pauvreté qui touche nombre de nos aînés.

On y apprend que plus de 1.4 million de personnes âgées de 53 à 69 ans soit « 11% des personnes de cette tranche d’âge ne perçoivent ni revenu d’activité ni pension de retraite, qu’elle soit directe ou de réversion ».

D’après l’étude, 32% de ces seniors vivent sous le seuil de pauvreté avec moins de 1 000€ par mois et deux tiers d’entre eux sont des femmes, souvent isolées.
Force est de constater que cette précarité n’est pas sans conséquence. En effet, elle impacte directement la santé de ces aînés qui sont 29% à déclarer une mauvaise ou très mauvaise santé contre 11% chez l’ensemble des séniors. Pour ces ménages, les prestations sociales (RSA, allocation chômage et pension d’invalidité…) représentent plus de 44% de leurs revenus contre 4% pour les autres séniors, ce qui n’est pas acceptable !

Cette situation rappelle que le chômage des séniors dans nos sociétés est un véritable fléau très peu considéré. Si celui des jeunes est largement évoqué par les médias et la classe politique, ces derniers n’abordent que très peu les difficultés des plus de 50 ans à retrouver un emploi digne de leurs carrières et de leurs compétences.
Le Dr. Joëlle MELIN, député ENL au Parlement européen, s’insurge de cette situation et rappelle qu’il est nécessaire d’impulser des politiques sociales volontaristes afin de protéger nos aînés de la précarité et de les rapprocher de l’emploi lorsqu’ils n’ont pas atteint l’âge de la retraite.

Elle rappelle qu’aujourd’hui, les différentes politiques encouragées par Bruxelles et menées docilement par E. Macron (hausse de la CSG, fin de l’indexation des retraites sur l’inflation…) continuent d’asphyxier les retraités et participent à la hausse de la pauvreté chez les séniors, sans jamais s’attaquer au principal fléau : le chômage !

Mayotte ne reçoit plus la presse nationale : une véritable aberration !

Mayotte ne reçoit plus la presse nationale : une véritable aberration !

Alors qu’elle était distribuée à Mayotte depuis les années 80, la Presse nationale française n’est plus disponible à Mayotte !!

L’île est ainsi devenue le premier département français où les journaux métropolitains ne sont plus distribués. Cette situation est certes en lien avec les difficultés d’acheminement de la presse du fait du caractère insulaire et éloigné de ce bout de France, mais elle est surtout la conséquence des « faibles revenus » générés par cette activité comme le souligne le directeur de la SOMAPRESSE, la société de presse et d’édition qui était en charge de la distribution de la presse nationale depuis 2012. Ces difficultés ont été accentuées par l’embargo sur le fret aérien, durant le mouvement de lutte contre l’insécurité et l’immigration qui a mis un terme définitif à la distribution des journaux.

La presse a pourtant un rôle majeur à jouer en matière de transmission de l’information, d’éveil sur le monde, et tout particulièrement dans ce 101ème département français qui n’aspire qu’à se développer sur un pied d’égalité avec les autres départements. De plus, il convient de souligner que la presse française est subventionnée à hauteur de 1,8 milliard d’€ chaque année.

Le Dr Joëlle MELIN, Députée française au Parlement Européen, dénonce avec vigueur le traitement qui est réservé aux contribuables mahorais qui se retrouvent exclus de la presse métropolitaine, pour laquelle ils participent pourtant à l’effort de financement au même titre que tous les Français. Il est urgent que l’Etat français trouve une solution afin d’assurer à tous les ressortissants, fussent-ils à 8000 km, la distribution de la presse.

Abattoirs : l’impossible conciliation entre bien-être animal et liberté de culte

Abattoirs : l’impossible conciliation entre bien-être animal et liberté de culte

Alors que s’ouvrait hier le procès de l’abattoir de Mauléon-Licharre (64) suite à des vidéos qui montraient des animaux mal étourdis, saignés ou encore écartelés vivants, les méthodes d’abattage font polémique.

Selon la législation européenne, les animaux doivent être « mis à mort uniquement après étourdissement » et « l’animal est maintenu dans un état d’inconscience et d’insensibilité jusqu’à sa mort ». Cependant, « pour les animaux faisant l’objet de méthodes particulières d’abattage prescrites par des rites religieux », ces prescriptions ne s’appliquent pas. Il est donc légal de pratiquer un abattage sans étourdissement préalable sur le principe du respect de la liberté religieuse, tel que le prévoit l’art. 10 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE. En outre, aucune législation n’impose l’étiquetage mentionnant le type d’abattage (conventionnel ou rituel).

Dans le cas de l’abattage rituel, l’animal n’est pas étourdi lors de la saignée. Dans son rapport d’expertise sur les douleurs animales, l’INRA a analysé que « chez les veaux et les bovins adultes, on observe une grande variabilité dans la perte de conscience des animaux, avec des extrêmes de 8 secondes à 11 minutes » lors d’un abattage sans étourdissement préalable ! L’UE ne pourra pas continuer d’ignorer le problème longtemps quoiqu’il en coûte.

Joëlle MÉLIN est convaincue qu’il devient urgent de mieux considérer la souffrance animale dans les abattoirs en accentuant leurs contrôles et en surveillant davantage les pratiques pour éviter les dérives de maltraitance. Cependant, elle rappelle qu’il est impossible de tolérer l’instrumentalisation du bien-être animal à des fins idéologiques, comme le font certains végans, qui veulent imposer par la force et la violence une alimentation sans viande, et cela au profit de l’industrie agro-alimentaire du tout artificiel.

Concernant l’abattage rituel, deux solutions pour l’UE et les Etats membres : soit une interdiction pure et simple de l’abattage rituel, soit la mise en place d’une traçabilité stricte des viandes avec étiquetage du type d’abattage, accompagnée de campagnes de sensibilisation.

Une chose est sûre, des mesures concrètes et efficaces doivent être prises en urgence. Pour le bien-être animal ! Contre l’instrumentalisation !

Règlement (CE) N°1099/2009 du conseil du 24 septembre 2009 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort

Douleurs animales : les identifier, les comprendre, les limiter chez les animaux d’élevage – INRA 12/2009

Plan Santé MACRON-BUZYN : suite…et presque mort de la médecine à la française

Plan Santé MACRON-BUZYN : suite…et presque mort de la médecine à la française

Macron, dernier avatar ringard d’un système pompier- pyromane ? Bien sûr !!! Le « plan santé » présenté aujourd’hui comme un des phares du quinquennat n’est en fait que l’épisode sans envergure et totalement prévisible d’un long scénario de la fin de notre médecine à la française.
Et un long discours, où chaque phrase réinvente l’eau tiède à coups de rétablissement de bonnes mesures qui ont été abandonnées par 40 ans de gouvernements successifs inféodés à Bruxelles.

Car les propositions de plus de proximité et de désengorgement des urgences, de lutte contre les déserts médicaux qui conditionnent la vie de nos concitoyens, particulièrement les plus âgés, le partage de tâches avec des professionnels plus accessibles comme les infirmières et les aides- soignantes, la fin du numerus clausus, l’allègement de l’exercice quotidien des médecins pour consacrer plus de temps aux malades, de même qu’une meilleure coopération ville-hôpital, dont la gestion par la fameuse T2A absurde serait abandonnée, tombent sous le sens.

Mais cela cache mal la suite : le salariat de tous les « libéraux » peu à peu asservis, une gestion de plus en plus au rabais, une organisation de plus en plus planifiée, la perte du libre choix du médecin, en plus de la difficulté pour tous de pouvoir accéder aux soins pour des raisons financières…. La rationalisation à outrance de notre système de santé permettra de le livrer avec un taux de rentabilité maximale aux grands acteurs prédateurs, tels les GAFAM et les fonds de pension, comme le prévoit l’Union Européenne. Ce sera la fin de la médecine à la française.

Avant tout le monde, et avant qu’il ne soit trop tard, le FN puis le RN ont soutenu très lucidement depuis 25 ans de ré ouvrir les études aux filières littéraires, de refuser le numerus clausus et former un nombre nécessaire de soignants sur le seul critère de l’excellence, de garder et structurer les offres de soins de proximité en leur adossant des soins de petites urgences selon l’augmentation de la population et son vieillissement, d’honorer à sa juste valeur le travail de tous les acteurs médicaux publics ou privés, de bien organiser le transfert de tâches, de revoir le tout-gratuit qui a déresponsabilisé certains de nos concitoyens et surtout les citoyens du monde entier, immigrés réguliers ou non, qui ne cotisent pas. Enfin, d’envisager avec lucidité la mutation de toutes nos habitudes pour leur garder un maximum d’humanité, dans une gestion scrupuleuse de nos possibilités financières.

Mais contrairement aux gouvernements de droite comme de gauche, nos propositions globales étaient destinées à sauver et adapter le système, et non à le vendre à la mondialisation, aux dépens des Français. Car c’est bien cela qui est en cause, ce que le Dr Joëlle MELIN, Député Européen, dénonce avec vigueur à chaque étape de cette destruction programmée, à laquelle E. Macron et A. Buzyn participent aujourd’hui pleinement.