Immigration : la « diagonale du fou » des européistes

Immigration : la « diagonale du fou » des européistes

Le Comité Economique et Social Européen (CESE) vient d’adopter, par auto-saisine, suite à une suggestion de Mme F. Mogherini, haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, un avis totalement ahurissant, intitulé « Les coûts de la non-immigration et de la non-intégration »(1). Cet organisme de l’UE a pour vocation de publier des avis consultatifs à destination du Conseil, du Parlement européen et de la Commission.

Ce rapport, en plus de 50 points, dont certains extrêmement incisifs, est pourtant censé donner un avis mesuré. Cette fois-ci, il fournit une évocation quasi apocalyptique de l’impact d’une non-immigration et d’une non-intégration de personnes non-européennes sur la vie quotidienne des « indigènes », selon ses propres termes. Selon eux, les économies vont s’effondrer, les industries et les emplois disparaitre, la démographie tendre vers l’extinction… Le refus de migrants entrainerait le « travail au noir », le retour de l’esclavagisme, et le racisme triompherait ! Point d’orgue : la non-intégration mettrait à mal toutes les valeurs fondatrices de l’UE.

Force est d’admettre que ce discours est hautement « pathologique », dans le sens où il prétend annoncer la catastrophe qui se produirait s’il n’y avait pas d’immigration et d’intégration. Alors que toute personne chargée de bon sens constate que l’immigration massive de ces dernières années produit déjà ces mêmes effets. Et que les attentats qui endeuillent l’Europe – le plus souvent commis par des immigrés de 2ème génération – sont bien le signe qu’une intégration généralisée est loin d’être possible.

Le double postulat d’une lente dégradation inéluctable de l’Europe et de ses Peuples, et celui d’un aller migratoire, systématiquement sans retour, ressemble fort à celui qui a justifié toutes les conquêtes territoriales.

En résonnance avec une loi allemande votée ces jours-ci concernant une « immigration de qualité », cet avis prend une part politique flagrante dans la campagne des européennes. Cela est bien sûr inadmissible.

Le Docteur Joëlle Mélin, Député européen de la commission Emploi et Affaires sociales, au nom du groupe ENL, s’insurge de cet avis partisan et anticipe avec détermination un éventuel débat parlementaire.


(1) « Les coûts de la non-immigration et de la non-intégration » (avis complet)

Quand Madame BUZYN ferait bien de balayer devant sa porte !

Quand Madame BUZYN ferait bien de balayer devant sa porte !

Agnès BUZYN se permet de pousser un « coup de gueule » contre les organismes complémentaires de santé qui ne joueraient pas le jeu dans le dispositif « reste à charge zéro », pour les frais de lunetterie, dentisterie, d’audioprothèse, prévu pour 2020 : malgré des accords, ils augmenteraient leurs tarifs ce qui était évident et déjà dénoncé par le Rassemblement National lors de la présentation du projet.

Ce dispositif, calqué sur celui de la CMU – tant sur les tarifs que sur la mauvaise qualité des matériaux… – laisse penser qu’avec 1 Milliard d’€, on pourra alléger les 6.1 Mds de dépenses d’optique, 11 Mds de dentisterie et 10 Mds d’autres dispositifs médicaux. De qui se moque-t-on ?
Elle ajoute avec un culot extraordinaire que les mutuelles devraient plutôt regarder leur chiffre d’affaires et leurs frais de fonctionnement.
Parlons-en : voilà des années que ces frais de fonctionnement sont deux à quatre fois supérieurs aux 6% de frais de gestion classiques admissibles. Il y a longtemps que Madame BUZYN aurait dû commander un audit et éventuellement retirer leur agrément de Délégation de Service Public aux mutuelles non vertueuses.

Et que dire des 30 Milliards de mutuelles facultatives, qui plombent le pouvoir d’achat des Français au seul motif que ni la sécurité sociale, ni les complémentaires obligatoires, ne remboursent correctement.
Le Rassemblement National demande instamment à Madame BUZYN de prendre ses responsabilités en retirant leur agrément aux organismes budgétivores, en supprimant l’AME, en faisant la chasse à l’absentéisme à la Sécurité sociale qui est bien supérieur à la moyenne nationale, en remettant de l’ordre dans les systèmes informatiques afin de débusquer les fraudes en tout genre, en éliminant parmi les niches sociales, celles qui ne profitent jamais aux TPE-PME. Cela permettrait entre autres, un juste remboursement des troubles de la vue, de la mastication et de l’ouïe, fonctions garantes d’une qualité de vie normale, pour tous les Français et tout particulièrement nos ainés.

Les actifs français de plus de 60 ans payent un lourd tribut social

Les actifs français de plus de 60 ans payent un lourd tribut social

Au moment où le mouvement des « gilets jaunes » est porté par de nombreux séniors actifs ou retraités, un rapport de France Stratégie, paru début octobre sous le titre « Les Seniors, l’Emploi et la Retraite » prend une dimension toute particulière. Il met en garde le gouvernement : le recul de l’âge de la retraite aboutit à « des situations de chômage ou d’inactivité subie, coûteuses pour la société et les comptes publics. ». Mais aussi bien évidemment pour les seniors au premier chef !!

Ce rapport prouve que retarder l’âge d’ouverture des droits à la retraite de 60 à 62ans n’a pas permis de faire faire automatiquement des économies à notre Sécurité Sociale. Il précise que la réforme des retraites de 2010 a provoqué des reports significatifs vers le chômage et l’inactivité pour la moitié des personnes concernées.

En France, le taux d’emploi des 60 – 64 ans reste très inférieur à la moyenne européenne : un peu moins de 30% contre plus de 42 % dans l’Union européenne. Plus inquiétant, en 2016, seul 1,6% des plus de 50 ans inscrits à Pôle emploi en sont sortis pour motif de reprise d’emploi le mois suivant. Les seniors font face à une véritable discrimination liée à leur âge sur le marché de l’emploi, bien trop rarement évoquée dans les médias et source de leur mécontentement actuel.

Ce constat est valable pour toutes les catégories professionnelles : même les cadres ont du mal à retrouver un emploi de qualité, correspondant aux exigences de carrières réussies, mais que les accidents de la vie ont parfois sanctionnées. La réalité nous pousse à admettre qu’aucun travailleur, cadre ou non, ne peut accepter tout type de travail, au regard de son parcours et de ses compétences.

Les politiques publiques et le monde médiatique évoquent largement et à juste titre le chômage des jeunes. En revanche, en sous-estimant la précarisation, l’isolement social et la dévalorisation plus générale de séniors encore en âge d’activité, notre société abandonne ses ainés.

Le Docteur Joëlle Mélin, Député européen membre de la commission Emploi et Affaires sociales, rappelle qu’il devient urgent pour les Etats de se pencher sur le problème majeur de l’emploi des séniors et des lourdes conséquences sur leur vie quotidienne.

Peste porcine africaine : un risque agroalimentaire majeur

Peste porcine africaine : un risque agroalimentaire majeur

Le Parlement européen,

– vu l’article 133 de son règlement intérieur,

A. considérant que la peste porcine africaine touche uniquement les porcs et les sangliers;

B. considérant qu’il n’existe, à l’heure actuelle, ni traitement ni vaccin contre cette maladie;

C. considérant que l’Union européenne est le second exportateur de viande de porc après la Chine;

D. considérant que plusieurs cas de peste porcine africaine ont été détectés en Europe mi-septembre 2018;

E. considérant que les autorités publiques nationales de plusieurs États membres (Belgique, France, Luxembourg) ont déjà pris quelques mesures préventives pour limiter la propagation de la maladie;

F. considérant que, dans le cas présent, il est justifié d’aborder les questions de sécurité alimentaire et de santé publique à l’échelle européenne;

demande à la Commission européenne de se saisir de ce nouveau danger agro-sanitaire transnational et de veiller à une application stricte de la réglementation concernant l’importation, irrégulière ou pas, de denrées alimentaires extra-européennes;
invite les États membres à appliquer le principe de précaution.