Réforme de la PAC : le vote inutile d’un texte déjà dépassé

Réforme de la PAC : le vote inutile d’un texte déjà dépassé

Communiqué de presse de Philippe LOISEAU et Jacques COLOMBIER

Après d’importants retards, la commission Agriculture et développement rural du Parlement européen a voté aujourd’hui à Bruxelles en faveur du règlement de la Politique agricole commune, les plans stratégiques. Ce nouveau règlement prévoit les règles applicables au secteur pour la période 2021-2027, et s’avère donc décisif pour le futur des agriculteurs européens.

Alors qu’il était acquis que le texte ne pouvait être adopté définitivement par l’institution avant les élections prochaines, la logique parlementaire aurait dû conduire à l’annulation de ce vote. Faisant preuve d’une particulière obstination, les eurodéputés LR, centristes et socialistes en tête, se sont permis de décider de la philosophie du futur de l’agriculture européenne à la place de leurs successeurs.

Cet entêtement a abouti à l’adoption d’un texte marqué tant par la précipitation que par son absence totale de solution quant aux vrais problèmes du monde agricole. Il est inutile de négocier l’adoption de règles d’une telle importance en l’absence d’un cadre financier clair, qui déterminerait enfin les crédits dont bénéficieront les agriculteurs. La baisse des aides, proposée par la Commission et implicitement acceptée par ce vote, est une nouvelle preuve du refus européen de considérer le secteur comme stratégique pour l’avenir, quitte à le laisser sombrer dans une situation qui ne s’annonce que plus désastreuse.

Les députés du RN, Philippe LOISEAU et Jacques COLOMBIER, ont rejeté ce texte, afin de laisser la possibilité aux élus suivants de bâtir sereinement un système efficace de protection et de garantie des revenus pour les agriculteurs européens, et par eux, d’assurer la survie de l’ensemble de nos zones rurales.

Jacques Colombier, député français au Parlement européen, s’est rendu ce samedi 23 mars au centre de détention de Neuvic Sur L’Isle (24)

Jacques Colombier, député français au Parlement européen, s’est rendu ce samedi 23 mars au centre de détention de Neuvic Sur L’Isle (24)

Si cette prison n’est pas, aujourd’hui, particulièrement concernée par la surpopulation carcérale, l’insalubrité des bâtiments ou encore les agressions physiques répétées à l’encontre des surveillants pénitentiaires, il n’en reste pas moins que l’absence de réponses apportées par Madame Belloubet a l’effet d’un jet d’essence sur un brasier…

Pas un mot sur le traitement des radicalisés
Pas un mot sur la gestion des incarcérés étrangers
Pas un mot sur les dispositifs de protection des agents
Pas un mot sur la valorisation de leur métier

Dans ce contexte, comment et pourquoi s’obstiner à ignorer les causes des souffrances grandissantes de toute une filière régalienne dont les agents pénitentiaires représentent le cœur de métier?

Avec 4000 agressions par an, un taux de suicide scandaleusement élevé et une espérance de vie anormalement courte, les agents pénitentiaires devraient mériter toute la considération des politiques!

C’est pourquoi, consciente de la nécessité de leur mission et de la dureté de celle-ci, Marine Le Pen propose des mesures à la hauteur de la situation :
expulsion des délinquants étrangers
isolement des détenus radicalisés
création de 40 000 places de prison
recrutement de personnels
revalorisation salariale et morale des agents

Au centre de détention de Neuvic : on feint d’ignorer la loi !

Au centre de détention de Neuvic : on feint d’ignorer la loi !

Vendredi 8 mars, en ma qualité de parlementaire, je me suis rendu au centre de détention de Neuvic Sur l’Isle (24) afin de constater les conditions de détention et surtout les conditions de travail des personnels pénitentiaires.

À 16h45, je me suis présenté à la porte du centre et j’ai prouvé mon identité et ma fonction.

L’agent d’accueil a informé le directeur de ma présence. Ce dernier m’a longuement fait attendre dehors, n’a pas daigné venir à ma rencontre et m’a adressé une fin de non recevoir par l’intermédiaire d’un agent.

Accompagné de mon assistante et d’un représentant syndical de l’établissement spécialement détaché pour l’occasion, j’ai signifié à mon interlocuteur qu’il était hors la loi et qu’il avait l’obligation de me recevoir.
En effet, le bulletin officiel du Ministère de la Justice du 20 janvier 2017 rappelle qu’ « en application de l’article 719 du code de procédure pénale, les députés et les sénateurs ainsi que les représentants au Parlement européen élus en France sont autorisés à visiter à tout moment les établissements pénitentiaires ».

Cette attitude méprisante et légalement contestable à l’égard d’un parlementaire n’est pas digne d’un directeur d’établissement. Et de surcroît, dans la situation de détresse que les agents pénitentiaires subissent depuis plusieurs années.

Aussi, j’en informe le préfet de Nouvelle-Aquitaine de même que la ministre de la Justice, Madame Belloubet.
Par ailleurs, je me réserve la possibilité d’utiliser les moyens légaux mis à ma disposition pour faire respecter mes droits.

Le directeur du centre de Neuvic aurait-t-il quelque chose à cacher dans la tenue de son établissement? Au regard de son attitude, la question mérite d’être posée.
Cette affaire ne s’arrêtera pas là…