De Macron à Merkel, une armée si peu européenne…

De Macron à Merkel, une armée si peu européenne…

Editorial de Gilles Lebreton, Chef de la délégation française des élus ENL paru sur « La lettre de la Délégation française » du 15 novembre 2018 :

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Lors de son discours devant le Parlement de Strasbourg le 13 novembre, la chancelière allemande est venue prendre le relais du président français afin « d’élaborer une vision permettant d’arriver un jour à une véritable armée européenne ».

Allant plus loin, Angela Merkel a prôné « la constitution d’un conseil de sécurité européen », avec « l’abandon du principe de l’unanimité ». En soi, cette perte par la France de la maîtrise de sa Défense nationale est déjà inacceptable. Mais il y a encore plus grave.

Dans la foulée, Madame Merkel s’est empressée de préciser « qu’il ne s’agirait pas d’une armée contre l’OTAN » mais, au contraire, « d’un bon complément de l’OTAN ».

On peut dès lors imaginer le pire : une armée qui n’aurait d’européenne que le nom, soumise pleinement et exclusivement au commandement de l’OTAN, c’est-à-dire des États-Unis, et qui accepterait d’engager les hostilités avec la Russie qualifiée un peu vite de « puissance ennemie »…

Cette situation ne peut durer. Les nations européennes ne veulent pas payer le prix du retour à une guerre froide que d’aucuns voudraient rallumer.

L’Europe de Macron et Merkel : voilà le véritable danger pour la paix !

 

Gilles Lebreton
Chef de la Délégation Française

La dérive autoritaire du Parlement européen

La dérive autoritaire du Parlement européen

La Hongrie et la Pologne sont dans le collimateur de l’UE en raison de leur résistance aux diktats de Bruxelles, notamment en matière d’immigration.

L’Union a déclenché contre ces deux États la procédure de sanction prévue par l’article 7 du traité sur l’UE, en vue de suspendre leur droit de vote au sein du Conseil. Mais cette procédure a très peu de chances d’aboutir car elle exige un vote final à l’unanimité des autres États membres, or cette unanimité est loin d’être acquise.

Le Parlement européen s’efforce donc d’imaginer un autre mécanisme de contrainte qu’il qualifie de « mécanisme approfondi pour la protection de la démocratie, de l’État de droit et des droits fondamentaux ».

Les groupes de gauche et du centre, renforcés par la majeure partie du PPE (dans lequel siègent les eurodéputés LR), ont voté en ce sens une résolution le 25 octobre 2016 demandant à la Commission de créer un tel mécanisme. En vain, car certains États membres bloquent au sein du Conseil ce qui leur apparaît à juste titre comme une nouvelle atteinte à leur souveraineté.

Nullement découragés par cette rebuffade, les mêmes groupes viennent de persuader le Parlement européen de voter, le 14 novembre 2018, une nouvelle résolution réclamant la création de ce mécanisme de contrainte.

Il s’agirait de confier les clés de la morale démocratique à de pseudo-experts indépendants, qui apprécieraient chaque année le respect des « droits fondamentaux » et des règles de « l’État de droit » par chaque État membre, afin de permettre à l’UE de lui adresser des « recommandations » dont la résolution laisse clairement entendre qu’elles s’accompagneraient de sanctions financières et/ou politiques en cas de résistance.

La délégation RN et ses alliés du groupe ENL ont bien entendu voté contre cette résolution scandaleuse qui prouve que l’actuelle majorité du Parlement européen préfère s’enfermer dans son rêve fédéraliste plutôt que d’écouter les aspirations des peuples.

Salvini résiste au diktat budgétaire de la Commission !

Salvini résiste au diktat budgétaire de la Commission !

Editorial de Gilles Lebreton, Chef de la délégation française des élus ENL paru sur « La lettre de la Délégation française » du 25 octobre 2018 :

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Le 23 octobre 2018, la Commission de Bruxelles a rejeté pour la première fois un projet de budget national, celui de l’Italie de notre allié Matteo Salvini.

Par cette décision historique, la Commission essaye en réalité d’empêcher Salvini de mener sa politique de relance économique qui rompt avec la politique d’austérité que l’Allemagne et Bruxelles veulent imposer à toute l’Europe. L’Italie ne veut pas subir le même sort que la Grèce !

L’épreuve de force est engagée, et elle sera perdue par Bruxelles car la Commission européenne n’a aucun moyen de contraindre un État à lui obéir.

Pour l’Union européenne, c’est le début de la fin. Après les révoltes de la Hongrie, de la Pologne et de la Roumanie, c’est au tour de l’Italie de reprendre sa souveraineté. Le fruit est mûr, et nous allons le cueillir tous ensemble aux élections européennes du 26 mai prochain.

L’Union européenne est moribonde : vive l’Europe des Nations !

 

Gilles  Lebreton
Chef de la Délégation Française