Le Parlement au révélateur de la lutte contre le terrorisme : chronique d’une catastrophe annoncée

Le Parlement au révélateur de la lutte contre le terrorisme : chronique d’une catastrophe annoncée

Editorial de Gilles Lebreton, Chef de la délégation française des élus ENL paru sur « La lettre de la Délégation française » du 13 décembre 2018 :

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Lors du vote du rapport Hohlmeier / Stevens sur la lutte contre le terrorisme, le Parlement européen, dans sa majorité, a une fois de plus fait la preuve de sa lâcheté et de sa bêtise.

Ainsi, de la GUE (de M. Mélenchon) au PPE (de M.Wauquiez) , en passant par les socialistes, les Verts et la ALDE ( de M. Macron) les députés européens, dans leur majorité, ont successivement refusé :

– de reconnaître que le discours religieux extrémiste dangereux est un problème principalement musulman ;

– de maintenir les dérogations pour certains États en matière de sécurité, eu égard aux dispositions des Accords de Schengen ;

– d’allonger la durée de conservation des données à caractère personnel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Ce vote, intervenu au lendemain même du tragique attentat islamiste et criminel de Strasbourg dont nombre d’entre nous ont été les témoins directs, nous pousse davantage vers l’écœurement à l’égard de l’Union européenne.

Le Parlement européen aura une fois de plus démontré, dans sa majorité, qu’il préférait le parti du renoncement face au péril islamiste.

Plus que jamais, il est temps de renverser l’édifice.

Gilles Lebreton
Chef de la Délégation Française

Le Parlement européen attaque la Russie !

Le Parlement européen attaque la Russie !

Le Parlement européen a remis, le 12 décembre, son prix Sakharov à Oleg Sentsov, dissident soupçonné par la Russie d’appartenir à un réseau terroriste.

La situation de cette personne n’est qu’un prétexte pour reprocher une nouvelle fois à la Russie d’avoir annexé la Crimée. Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, l’a d’ailleurs reconnu publiquement dans son discours de présentation.

Cette attaque de la Russie est irresponsable car elle contribue à attiser le conflit qui oppose l’Ukraine à la Russie au lieu de l’apaiser. Elle prouve que l’Union européenne n’est pas le facteur de paix qu’elle prétend être.

 Sur le fond, elle est d’ailleurs injustifiée car la Crimée est historiquement un territoire russe, donné arbitrairement par Khrouchtchev à l’Ukraine du temps de l’URSS, et dont la population a librement décidé par référendum son retour au sein de sa mère patrie.

 Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est un principe fondamental dont le respect devrait l’emporter sur toute autre considération. Que l’UE choisisse de le violer n’est pas une surprise, elle qui a déjà bafoué la volonté exprimée par le peuple français lors du référendum de 2005.

Sécurité au Parlement de Strasbourg : du tragique au grotesque !

Sécurité au Parlement de Strasbourg : du tragique au grotesque !

Avant toute chose, il convient de rendre hommage aux victimes de la tragique fusillade de Strasbourg.

Cette fusillade a commencé le 11 décembre à 19h50. Le Parlement européen, pourtant très éloigné de l’attentat, a été coupé du monde jusqu’à 2h du matin. Les députés et le personnel qui étaient encore à l’intérieur, dont je faisais partie, y ont été confinés de force.

Il est certes normal que des précautions soient prises face à un attentat. Mais fallait-il céder à un tel affolement ? À quoi rime de confiner 2000 personnes pendant 6 heures dans un Parlement situé à plusieurs kilomètres du danger, alors même que beaucoup d’entre elles résident à la périphérie ou hors de Strasbourg ?

D’autant que ce luxe de précautions a finalement abouti à une situation ubuesque, puisqu’on a fini par nous signifier que des bus, en nombre insuffisant pour évacuer tout le monde, viendraient chercher les députés (et eux seuls !) résidant dans le quartier le plus exposé (et lui seul). Résultat : à 2h du matin, députés et personnel (dont moi) sommes repartis à pied jusqu’à nos hôtels, sans aucune escorte, « à nos risques et périls » comme l’a dit élégamment le président du Parlement, l’Italien Antonio Tajani, complètement dépassé par la situation.

Décidément, Marine Le Pen a raison : beaucoup de choses sont à améliorer en matière de sécurité dans notre malheureux pays !

Gilles Lebreton