Accord commercial avec le Samoa : une porte ouverte pour les importations sans limites de Nouvelle-Zélande et d’Australie en Europe

Accord commercial avec le Samoa : une porte ouverte pour les importations sans limites de Nouvelle-Zélande et d’Australie en Europe

Lundi dernier en Commission, a été votée l’adhésion du Samoa à l’accord de partenariat intérimaire entre la Communauté européenne, d’une part, et les États du Pacifique, d’autre part.
Si la Commission européenne considère cet accord comme mineur, les conséquences d’un tel texte avec ce petit archipel du Pacifique peuvent être catastrophiques.
En effet, il n’est prévu AUCUN contingent d’importations pour les Samoa, donc aucune limite de quantité pour les produits importés. Or, le Samoa, de par sa situation géographique et son histoire, est une porte ouverte pour les exportations de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie.
Sans prendre la pleine mesure de ce qui pourrait arriver sur le sol européen dès à présent, ni les conséquences directes sur nos filières agricoles, les responsables européens permettent ainsi à la Nouvelle-Zélande et à l’Australie de profiter de cette faille pour faire transiter et ainsi inonder le marché européen de leurs produits.
Déjà signataires d’Accords de libre-échange inquiétants pour les filières agricoles des pays membres de l’UE et gros exportateurs de bovins, d’ovins, de lait en poudre, ces deux pays sont les premiers partenaires commerciaux du Samoa.
Cette éventualité préoccupante ne semble n’avoir pas même été imaginée par la Commission.
De deux choses l’une : soit les responsables de cette Commission sont d’une naïveté coupable, auquel cas ils ne sont pas compétents pour gérer les affaires européennes au bénéfice des intérêts des pays membres ; soit tout cela est fait sciemment et nous montre, une fois de plus, que l’Union européenne est actuellement dirigée par des groupes d’intérêts industriels et financiers qui agissent dans l’ombre, plutôt que par les représentants des peuples des pays membres.
Dans chacune de ces hypothèses, ils doivent savoir que leur fin est bientôt proche, car en 2019, nous arrivons !

Accord Bruxelles-Singapour : Avec l’UE, le commerce n’a pas d’ennemi

Accord Bruxelles-Singapour : Avec l’UE, le commerce n’a pas d’ennemi

Ce vendredi, à Bruxelles, la Commission européenne de M. Juncker s’apprête à signer un nouvel Accord de libre-échange avec Singapour.

Rappelons que depuis la révision de ce traité, la Cour de Justice Européenne oblige désormais la ratification par les Parlements nationaux et régionaux pour ce qui est des Investissements, mais que le volet commercial, lui, s’impose toujours aux Etats sans discussion possible.

Ce traité est catastrophique sur le fond, car il va ouvrir grand les portes aux exportations de la Chine, la Malaisie, l’Indonésie et de toute l’Asie, vers l’UE sans protection ni régulation.
Enfin, sur la forme, on relèvera que les « grands principes » que nous vend l’Union européenne à longueur de temps n’ont plus cours lorsqu’il s’agit des intérêts financiers des multinationales. Ainsi Bruxelles, si prompte à donner des leçons aux Etats membres, garde les yeux grand fermés vis-à-vis de Singapour, pourtant classée 151ème dans le monde en matière de liberté de la presse par Reporters Sans Frontières et sur la non-application des droits de l’homme et de la liberté d’expression dénoncée par Amnesty International.
Heureusement, la majorité qui se profile à l’horizon 2019 aspire à rendre aux Nations leur souveraineté, leur pouvoir de décision et nous permettra de remettre en cause le sacro-saint principe d’irréversibilité de ces traités.

ALENA 2.0 et CETA : les producteurs européens se font traire par les producteurs nord-américains !

ALENA 2.0 et CETA : les producteurs européens se font traire par les producteurs nord-américains !

Selon les premiers éléments disponibles, cette nouvelle mouture de l’ALENA 2.0 (Accord de libre-échange nord-américain) qui vient d’être signé entre Donald Trump et Justin Trudeau, offre aux Etats-Unis un accès à environ 3,5% du marché laitier canadien, évalué à 16 milliards de dollars, tout en protégeant le Canada d’éventuels tarifs douaniers automobiles.

Il vise donc à protéger les automobiles canadiennes au détriment du marché du lait canadien qui s’ouvre au lait américain.

Selon Reuters, le gouvernement Trudeau se serait donc engagé à dédommager ses producteurs laitiers lésés. Ce que la Commission européenne nous interdit de faire pour les nôtres, au nom de la libre-concurrence !

L’accord du CETA engagé par M. Juncker va sûrement permettre aux producteurs laitiers canadiens de rééquilibrer cette situation sur le dos des producteurs laitiers européens. En décembre 2017, les professionnels de la filière laitière en France estimaient qu’il n’y avait « pas de risque de voir produits laitiers concurrencés, vu le niveau du prix du lait » canadien. Ce n’est plus le cas désormais et avec cet accord USA-Canada, cela risque d’empirer.

Au final, ce sont toujours les filières agricoles qui pâtissent du libre-échangisme, car elles pèsent moins que les industriels de l’automobile. L’immense majorité des ALE conclus par la Commission européenne vont en ce sens.

Un protectionnisme intelligent, excluant tout libre-échangisme échevelé, serait en capacité d’éviter le pire à nos filières.

Seule une Europe des Nations et des Libertés le permettra en 2019 !