Sur la crise de la filière laitière

Sur la crise de la filière laitière

Proposition de résolution de Philippe Loiseau et d’Edouard Ferrand

Le Parlement européen,

– vu l’article 133 de son règlement,

A. considérant que la crise laitière récente découle notamment de la suppression des quotas laitiers qui a pour origine la volonté politique de la Commission européenne de libéraliser davantage les marchés;

B. considérant que cette situation a entraîné la constitution d’un stock de lait de près 380.000 tonnes, valorisé à 650 millions d’euros;

C. considérant que la mise sur le marché de ce stock aurait un impact direct et dramatique pour les producteurs laitiers européens;

D. considérant que le stock important de lait en poudre, outil de régulation de la Commission européenne1, en plus de rendre impossible une remontée rapide des prix du lait, peut avoir un impact négatif sur les cours;

E. considérant que le nombre d’exploitations laitières européennes est en forte diminution;

F. considérant que la filière laitière française, avec 298.000 emplois, se classe deuxième production européenne;

G. considérant que la crise du beurre et l’affaire Lactalis n’ont pas contribué à améliorer la situation de la filière;

1. demande à la Commission européenne de se dessaisir de la gestion des stocks de lait;

2. demande à la Commission européenne de rétablir les quotas laitiers afin de réguler la production.

Agriculture : on prend les mêmes et on recommence !

Agriculture : on prend les mêmes et on recommence !

La future loi sur la réorganisation commerciale dans l’agriculture ne permet pas de répondre aux problèmes de nos agriculteurs. La PAC rend difficile l’application et la réorganisation économique de la filière française.

Les agriculteurs veulent un partage de la valeur entre transformateurs et distributeurs. Certes, ils vont fixer les prix de leur matière première mais au final quel sera le prix définitif pour le consommateur après les marges des transformateurs et distributeurs ? Les niveaux de vente à perte envisagés demeurent encore trop faibles.

En fait, comme le rappelle régulièrement le Front National, ces mesures pourraient s’avérer très rapidement insuffisantes, parce qu’elles ne s’attaquent pas au fond du problème. Elles ne font pas sortir les agriculteurs du carcan des centrales d’achat et des grandes surfaces.

Ells ne s’attachent pas à recentrer les ventes sur les circuits courts, et, surtout, à remettre en cause la politique mondialiste de Bruxelles, nocive pour l’avenir de notre agriculture.

Haro sur la Pologne !

Haro sur la Pologne !

Soumise pendant quarante ans au totalitarisme soviétique, la Pologne est aujourd’hui menacée par les eurocrates de Bruxelles. Son crime ? Ce pays a entrepris une réforme d’ampleur de son système juridique national. Cependant, la Commission européenne en a conclut que ce nouveau système judiciaire est soumis au « contrôle politique » de la majorité au pouvoir. La Commission européenne est allée encore plus loin et a déclenché le mécanisme de prévention de l’article 7-1 du Traité de l’Union Européenne, premier stade avant les sanctions. Son premier vice-président évoquant une violation grave par un État membre des valeurs de l’Union. Dans cette escalade, les quatre groupes les plus importants au Parlement européen ont appelé au limogeage du polonais Ryszard Czarnecki de sa fonction de vice-président du parlement européen puisque membre du parti au gouvernement. Il est évident pour tout le monde que ces actions sont une forme de nouvelles sanctions contre la Pologne. Le gouvernement actuel de la Pologne possède la légitimité qui vient d’élections démocratiques et entend s’opposer à toutes les dérives mondialistes, immigrationnistes et anti-démocratiques de Bruxelles.

Les éleveurs de porcs face à des promotions abusives dans les supermarchés

Les éleveurs de porcs face à des promotions abusives dans les supermarchés

La situation de l’élevage de porcs est redevenue très tendue. Cette crise n’en finit pas et n’est une surprise pour personne sauf pour ceux qui sont chargés de notre politique agricole. La multiplication des pseudo-plans d’urgence, tant à l’échelon national qu’européen, montre l’aveuglement surréaliste dont font preuve nos gouvernements.
Stephane Le Foll avait promis un porc à 1,40 euro le kg quand on sait que la moyenne des porcheries françaises est rentable à partir de 1,55 euro le kg.

Cependant, les industriels continuent d’acheter et de vendre le porc à des prix scandaleux. Ces derniers se disent confrontés à la concurrence étrangère et refusent d’appliquer les accords avec les éleveurs.

Il est temps de réagir. L’élevage fait travailler près de 900 000 personnes en France. Il est indispensable de construire une alternative viable à la situation actuelle.