Le Parlement au révélateur de la lutte contre le terrorisme : chronique d’une catastrophe annoncée

Le Parlement au révélateur de la lutte contre le terrorisme : chronique d’une catastrophe annoncée

Editorial de Gilles Lebreton, Chef de la délégation française des élus ENL paru sur « La lettre de la Délégation française » du 13 décembre 2018 :

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Lors du vote du rapport Hohlmeier / Stevens sur la lutte contre le terrorisme, le Parlement européen, dans sa majorité, a une fois de plus fait la preuve de sa lâcheté et de sa bêtise.

Ainsi, de la GUE (de M. Mélenchon) au PPE (de M.Wauquiez) , en passant par les socialistes, les Verts et la ALDE ( de M. Macron) les députés européens, dans leur majorité, ont successivement refusé :

– de reconnaître que le discours religieux extrémiste dangereux est un problème principalement musulman ;

– de maintenir les dérogations pour certains États en matière de sécurité, eu égard aux dispositions des Accords de Schengen ;

– d’allonger la durée de conservation des données à caractère personnel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Ce vote, intervenu au lendemain même du tragique attentat islamiste et criminel de Strasbourg dont nombre d’entre nous ont été les témoins directs, nous pousse davantage vers l’écœurement à l’égard de l’Union européenne.

Le Parlement européen aura une fois de plus démontré, dans sa majorité, qu’il préférait le parti du renoncement face au péril islamiste.

Plus que jamais, il est temps de renverser l’édifice.

Gilles Lebreton
Chef de la Délégation Française

Un Pacte mondial contre les nations

Un Pacte mondial contre les nations

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 10 décembre 2018. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

Ce dernier était donc présent aujourd’hui à Marrakech, aux côtés de la chancelière allemande Angela Merkel, de l’Espagnol Pedro Sanchez et du Grec Alexis Tsipras, le grand ami de Mélenchon qui s’est déjà couché devant la Troïka.

Quant à Macron, « n’écoutant que son courage, qui ne lui disait rien », il n’a pas osé signer lui-même mais il a envoyé son secrétaire d’État aux Affaires étrangères, l’ex-UMP Jean-Baptiste Lemoyne, pour commettre cette forfaiture.

Entre deux cocktails, le Secrétaire général des Nations unies qui n’est autre que le socialiste portugais Antonio Guterres, a présenté la migration comme « inévitable et nécessaire ».

Ce n’est pourtant pas l’avis d’un nombre croissant de nations qui ont d’ores et déjà annoncé qu’elles refuseront de ratifier ce texte lors de l’assemblée générale de l’ONU qui se tiendra le 19 décembre prochain à New York.

Nicolas Bay
Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

Impôts, taxes, cotisations : la France est championne d’Europe

Impôts, taxes, cotisations : la France est championne d’Europe

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 3 décembre 2018. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

Devenue championne du monde de football en 2018, la France conserve surtout son titre de championne d’Europe en matière de pression fiscale, loin devant des pays aussi différents que l’Irlande, la Bulgarie ou l’Espagne. C’est ce que vient de confirmer un rapport d’Eurostat du 28 novembre, qui rappelle que la France occupe la première place du classement depuis 2015 ; en 2012, notre pays se contentait de la troisième place, derrière la Belgique et le Danemark.

En 2017, les recettes fiscales se sont ainsi élevées à 48,4% du PIB (produit intérieur brut), soit plus de 8 points au-dessus de la moyenne européenne. Cette année-là, la France a connu la 5ème plus forte augmentation parmi les 28 États membres, tandis que la pression fiscale a baissé dans pas moins de 13 pays de l’Union européenne. Ainsi, les impôts et cotisations sociales payés par les Français en 2017 ont franchi la barre des 1 000 milliards d’euros, soit presque la moitié de notre dette publique, qui, « en même temps », continue de se creuser.

Macron, dont on ne rappellera jamais assez qu’il fut le principal conseiller économique de François Hollande, avant d’en devenir le ministre de l’Économie et des Finances, poursuit donc le travail de sape de ses prédécesseurs avec une fiscalité qui frappe toujours plus durement, les classes populaires, les classes moyennes, les retraités et les familles.

D’où le formidable mouvement des « Gilets Jaunes » lancé après l’annonce de l’augmentation des taxes sur le carburant.

Car derrière les chiffres des statisticiens, il y a des hommes et des femmes, il y a des familles françaises qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, qui sont à bout.

Nicolas Bay
Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

Merkel et Macron : trois petits tours et puis s’en vont

Merkel et Macron : trois petits tours et puis s’en vont

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 26 novembre 2018. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

Mardi 13 novembre, la chancelière allemande était invitée à Strasbourg pour un « débat sur l’avenir de l’Europe », le douzième dans cette série lancée en janvier dernier au Parlement européen.

Après un énième revers électoral fin octobre, Angela Merkel a annoncé qu’elle ne briguerait pas un nouveau mandat à la tête de la CDU, parti qu’elle dirige depuis 18 longues années ; outre-Rhin, on est désormais convaincu qu’elle n’ira pas au bout de son mandat de chancelière.

Si Merkel se trouve aujourd’hui dans cette situation critique, c’est que les Allemands ne lui pardonnent pas d’avoir décidé unilatéralement d’ouvrir notre continent aux flux de migrants en 2015. Cette année-là, les seuls services allemands de l’immigration ont recensé 2 136 954 entrées, avec un solde migratoire s’élevant à 1 139 402 personnes.

Alors qu’à partir de 2015 la criminalité a littéralement explosé en Allemagne, on aurait pu s’attendre à un mea culpa de cette chancelière en fin de règne. Hélas, niant les évidences, elle a répété dans son discours le double mantra de la « tolérance » et de la « solidarité ».

Cinq jours plus tard, dimanche 18 novembre, c’est Macron qui s’en est allé à Berlin pour réaffirmer son soutien à Merkel et réclamer une accélération du fédéralisme européen.

Fragilisé en France par le mouvement des « gilets jaunes », ridiculisé à l’étranger par ses nombreuses frasques, Macron n’est pas plus crédible que Merkel. Mais donnons-lui raison tout de même sur un point : oui, « nous sommes à la croisée des chemins ». Soit nous poursuivons sur la voie du suicide européen, au nom d’une morale devenue folle, soit nous refondons l’Union européenne pour qu’elle corresponde enfin aux intérêts des peuples d’Europe.

Nicolas Bay
Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

MENL : notre parti européen compte plus de 300 parlementaires

MENL : notre parti européen compte plus de 300 parlementaires

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 19 novembre 2018. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

Vendredi 16 novembre s’est tenue à Sofia, capitale de la Bulgarie, une réunion du Mouvement pour une Europe des Nations et des Libertés.

Il s’agit de notre parti politique européen, que nous avons lancé dès 2014 avec quelques-uns de nos principaux alliés d’alors : les Autrichiens du FPÖ, les Italiens de la Lega (à l’époque Ligue du Nord ou Lega Nord) et les Flamands du Vlaams Belang. Son siège est à Paris et c’est Gerolf Annemans, eurodéputé du Vlaams Belang, qui en assure aujourd’hui la présidence.

Moins connu que notre groupe au Parlement européen, le MENL comprend également des partis qui ont été créés récemment et ne sont pas encore représentés à Bruxelles. C’est le cas de Volya, parti bulgare fondé par Veselin Mareshki en 2016 et qui a obtenu l’année suivante 12 députés au parlement national. Ce sont eux qui nous ont donc reçus à Sofia, la capitale de ce pays slave qui vécut près de cinq siècle sous domination ottomane, jusqu’à la guerre d’indépendance menée avec les Russes en 1877-1878. Aujourd’hui, au-delà du problème migratoire, le grand défi que doit relever la Bulgarie, c’est la lutte contre la corruption ; or c’est précisément le cheval de bataille de nos alliés.

Parmi les autres partis membres du MENL qui étaient conviés à Sofia, il en est un autre dont vous avez sans doute encore peu entendu parler : c’est le SPD tchèque de notre ami Tomio Okamura, qui nous avait reçus à Prague en décembre dernier. Ce parti dont les initiales signifient « liberté et démocratie directe » a été créé en mai 2015 et il a réussi une belle percée lors des législatives d’octobre 2017 : avec pratiquement 11% des voix, il a obtenu 22 sièges sur 200.

A l’heure actuelle, tous partis confondus, pas moins de 333 parlementaires sont membres du MENL, donnant à nos formations respectives une force de frappe inédite.

 

Nicolas Bay
Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

De Macron à Merkel, une armée si peu européenne…

De Macron à Merkel, une armée si peu européenne…

Editorial de Gilles Lebreton, Chef de la délégation française des élus ENL paru sur « La lettre de la Délégation française » du 15 novembre 2018 :

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Lors de son discours devant le Parlement de Strasbourg le 13 novembre, la chancelière allemande est venue prendre le relais du président français afin « d’élaborer une vision permettant d’arriver un jour à une véritable armée européenne ».

Allant plus loin, Angela Merkel a prôné « la constitution d’un conseil de sécurité européen », avec « l’abandon du principe de l’unanimité ». En soi, cette perte par la France de la maîtrise de sa Défense nationale est déjà inacceptable. Mais il y a encore plus grave.

Dans la foulée, Madame Merkel s’est empressée de préciser « qu’il ne s’agirait pas d’une armée contre l’OTAN » mais, au contraire, « d’un bon complément de l’OTAN ».

On peut dès lors imaginer le pire : une armée qui n’aurait d’européenne que le nom, soumise pleinement et exclusivement au commandement de l’OTAN, c’est-à-dire des États-Unis, et qui accepterait d’engager les hostilités avec la Russie qualifiée un peu vite de « puissance ennemie »…

Cette situation ne peut durer. Les nations européennes ne veulent pas payer le prix du retour à une guerre froide que d’aucuns voudraient rallumer.

L’Europe de Macron et Merkel : voilà le véritable danger pour la paix !

 

Gilles Lebreton
Chef de la Délégation Française