Dumping douanier : la Commission découvre une fraude britannique de 2,7 milliards d’euros

Dumping douanier : la Commission découvre une fraude britannique de 2,7 milliards d’euros

Question de Dominique Martin (ENF) à la Commission européenne.

Dans son énervement anti-Brexit, la Commission a découvert subitement un dumping douanier britannique. D’après le journal Politico du 24 Septembre 2018, la Commission reproche aux autorités britanniques d’avoir laissé pendant des années des importateurs éluder 2,7 milliards d’euros de droits de douane en utilisant des factures fictives ou fausses pour des marchandises chinoises, confirmé par un rapport en 2017 de l’Office européen de lutte anti-fraude (OLAF). Le Royaume-Uni a donc favorisé ses entreprises et ses emplois sans réaction de la Commission pendant des années au détriment des usines françaises voisines et donc de nos emplois.

Cette anamorphose déclenchée par l’agitation anti-Brexit a-t-elle permis de mener les mêmes investigations vis-à-vis des États hébergeant les principaux ports européens : Rotterdam, Anvers, Hambourg, Amsterdam ?

Sachant que ces droits de douane britanniques manquants au budget de l’Union Européenne ont été compensés par des impôts levés sur les États membres contributeurs nets, Allemagne, France et Italie principalement, la Commission va-t-elle rembourser ces 3 états ?

Terme médical quand une déformation est provoquée volontairement sur les clichés radiologiques pour mettre en évidence des éléments habituellement peu visibles.

150 000 SDF en France et 61 milliards d’euros pour l’Afrique

150 000 SDF en France et 61 milliards d’euros pour l’Afrique

Pour 2019, la contribution de la France au budget de l’Union européenne est estimée à 21,5 milliards d’euros contre 17,9 en 2017.

Sur la période 2014-2020, la Commission de Bruxelles prévoit de mobiliser 42 milliards d’euros pour l’Afrique, essentiellement sous forme de subventions. Pour la période 2021-2027, Bruxelles propose déjà de porter ce chiffre à 61 milliards, dont environ 8 milliards proviendrait des impôts des français.

En 2019, la baisse des APL (aides personnelles au logement) va raboter 0,9 milliard d’euro aux allocataires. D’après le rapport 2017 de la Fondation l’Abbé Pierre, il y aurait près de 150 000 SDF en France : « ces dix dernières années, le nombre de personnes sans domicile fixe a augmenté de 50% en France. »

Pourquoi l’Afrique représente un enjeu plus important pour la Commission que la pauvreté et le logement en Europe ?

Projet de loi de finance 2019 intégrant l’hypothèse que le Royaume-Uni s’acquittera de ses obligations financières, ainsi qu’il s’y est engagé en décembre 2017. Septembre 2018, p129

https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/BlobServer?blobkey=id&blobnocache=true&blobwhere=1250171189284&blobheader=application%2Fpdf&blobcol=urldata&blobtable=MungoBlobs

Les Echos – 17 Sep 2018

La réforme prévue en 2019 au titre de la prise en compte contemporaine des revenus des allocataires des porte une économie nette de 0,9 Md€. PLF p17 https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/BlobServer?blobkey=id&blobnocache=true&blobwhere=1250171189284&blobheader=application%2Fpdf&blobcol=urldata&blobtable=MungoBlobs

Sans abris ; https://www.francebleu.fr/infos/societe/le-nombre-de-sdf-augmente-de-50-en-10-ans-denonce-la-fondation-abbe-pierre-1485854307

Cette presse qui se sent menacée

Cette presse qui se sent menacée

La presse quotidienne régionale (PQR) a publié un vibrant plaidoyer, constatant la baisse de son audience et de ses revenus, alors que les sites internet les plus fréquentés progressent. Il conviendrait donc de taxer les moteurs de recherche et autres sites qui, utilisant les articles de la PQR, bénéficient, il est vrai, de recettes publicitaires supplémentaires sur lesquelles cette presse écrite lorgne avec avidité : proposition qui arrive devant le Parlement européen ce mercredi 12 septembre.

Or, la baisse des revenus de la presse est antérieure, et due surtout au caractère partisan de nombreux titres : opinion contre information. Souvent, nos compatriotes le disent : pour comprendre le monde, il suffit de prendre le contrepied exact des conclusions des journalistes.

La presse elle-même, d’ailleurs, n’est pas exempte des critiques qu’elle émet, puisqu’elle omet de parler des subventions publiques (près de 80 millions d’euros pour l’ensemble de la presse en 2016, dernier chiffre connu et des recettes publicitaires institutionnelles qu’elle perçoit.

Face à cette situation, la presse doit comprendre qu’elle ne regagnera son lectorat perdu qu’à la condition d’adopter une ligne éditoriale réellement neutre, ou au contraire, en affichant et assumant résolument son caractère politiquement engagé. Cependant, Dominique Martin et les élus du Rassemblement National au Parlement européen voteront cette résolution sous condition d’une juste rémunération des artistes par les plateformes en ligne qui exploitent leurs œuvres, et plus généralement, ils soutiendront demain tous les amendements qui protègent les auteurs, les créateurs et les journalistes face aux géants de l’internet.