Technip, Alstom et aujourd’hui Saint-Gobain ? Un nouveau fleuron français bradé aux étrangers

Technip, Alstom et aujourd’hui Saint-Gobain ? Un nouveau fleuron français bradé aux étrangers

Ce n’est pas officiel, mais presque. A la recherche de partenaires, le géant de la fonte Saint-Gobain PAM aurait d’ores et déjà acté la prise de participation du Chinois XinXing, numéro 1 mondial du secteur, à hauteur de 60 % dans son capital. Une information que la direction aurait d’ailleurs négligé de répercuter aux partenaires sociaux, à en croire le syndicat CFE-CGC interrogé aujourd’hui par l’Est Républicain.

Si l’inquiétude immédiate porte sur les quelque 2000 emplois, principalement lorrains, la nouvelle s’inscrit également dans une triste série noire, à peine une semaine après l’annonce de la fin de la production de la Smart sur le site mosellan de Hambach. Elle inflige aussi un démenti cinglant aux promesses d’un Emmanuel Macron à la suite de la visite médiatique du Président chinois : à l’évidence, les échanges avec l’Empire du Milieu, marqués par un déficit commercial persistant, ne sont pas et ne seront jamais gagnant-gagnant.

D’autant que ceux qui espèrent une action résolue de l’exécutif pour protéger nos intérêts nationaux en seront vraisemblablement pour leurs frais. Comme l’avait souligné Marine Le Pen en 2017, Emmanuel Macron n’avait-il pas, dans le dossier brûlant d’Alstom, refusé d’avoir recours à la possibilité de veto ouverte par le décret n°2014-479 relatif aux investissements étrangers ?

Technip, Alstom, ou encore STX, et demain peut-être Saint-Gobain… si la liste des fleurons français dépecés par des appétits étrangers donne le tournis, elle se double surtout d’un lourd tribut en emplois aussi bien qu’en savoir-faire. A l’heure où la France récolte le titre peu enviable de pays le plus désindustrialisé d’Europe , faut-il rappeler que contrairement au boniment présidentiel, aucune puissance ne saurait survivre dans une compétition mondiale sauvage sans armature industrielle solide ?

À Hambach, l’usine Smart victime du dumping chinois

À Hambach, l’usine Smart victime du dumping chinois

L’annonce a fait l’effet d’une douche froide, alors qu’Emmanuel Macron se targuait tout juste d’une moisson de contrats commerciaux avec la Chine. Quatorze en tout, veut-il croire, en dépit de la prudence des experts échaudés par les nombreuses déconvenues essuyées avec l’Empire du Milieu.

Inaugurée en grande pompe par Jacques Chirac et Helmut Kohl en 1997, la construction de Smart prendra en effet fin à Hambach (Moselle) et les nouveaux modèles de 4e génération sortiront des usines de Hangzhou dès 2022. Si la direction se veut rassurante en matière de répercussions sociales, la nouvelle n’en est pas moins un coup dur pour le personnel, aussi bien que pour les sous-traitants.

Est-elle pour autant une surprise ? De fait, en dépit des rodomontades d’un Emmanuel Macron, les relations sino-françaises accusent un déséquilibre marqué. Un état de fait illustré par notre déficit commercial massif et dont nulle région plus que ma Lorraine natale n’aura autant fait l’amère expérience.

De cette série de flops retentissants, que j’avais rappelée dans une tribune récente, on retiendra surtout l’usine de LED censée animer les alentours de la gare de Meuse TGV. Dépêché pour en poser solennellement la première pierre en 2016, le Premier ministre Manuel Valls ne se doutait sans doute pas qu’il n’y en aurait pas de seconde. De fait, à peine un an plus tard, les promesses d’investissements de cent millions d’euros s’étaient envolées, aucun permis de construire n’ayant été déposé. Quant au « gigantesque centre d’affaires » TerraLorraine fantasmé par Patrick Weiten, Président du conseil départemental de Moselle, le carrosse se sera lui aussi rapidement transformé en citrouille en s’échouant dans un petit entrepôt de Metz-Actipôle.

« La Chine bouge très vite. Les Chinois sont plus focalisés sur les solutions que les problèmes ! » tentait de se convaincre Daniela Ricardi, directrice de Baccarat, joyau lorrain racheté au rabais par un fonds d’investissement chinois en 2018. Au regard des relations commerciales sino-françaises en dents de scie, force est toutefois de constater que ces « solutions » vont rarement dans notre sens.

Mineurs isolés : pour les migrants, il y a un os

Mineurs isolés : pour les migrants, il y a un os

« Indignes », « invasifs », des associations de soutien aux migrants à Jacques Toubon, défenseur des droits, personne n’a de mots trop forts contre les tests osseux pratiqués en cas de doute sur les « mineurs non accompagnés ». Fondés sur une simple radiographie de la main gauche et du poignet, ces examens déterminent l’âge de l’intéressé moyennant, il est vrai, une marge d’erreur de deux à quatre ans. Il n’en a pas fallu davantage pour déclencher l’ire d’Adama S., quinze ans selon ses dires. Déclaré majeur en juillet 2018 par la Cour d’appel de Lyon, le jeune Guinéen a fait part de son courroux jusqu’aux Sages de la rue Montpensier dans une question prioritaire de constitutionnalité. Verdict le 21 mars.

Au-delà des cris d’orfraie de la bien-pensance et des querelles d’Allemand scientifiques, il est indéniable que l’accueil des mineurs isolés recèle une véritable manne. Selon un rapport sénatorial de 2017, « le coût annuel total de la prise en charge des jeunes migrants, depuis leur arrivée sur le territoire jusqu’à leur majorité, environ un milliard d’euros pour 2016 ». À mesure que les arrivées explosent, les départements ploient sous les dépenses sociales. Ainsi, dans mes terres de Meurthe-et-Moselle, le nombre d’impétrants a cru de 75 % entre 2016 et 2017, motivant le 21 janvier dernier une visite de son président à l’Élysée. Quant au bien-fondé des demandes, même l’Est Républicain était obligé de concéder qu’un certain nombre d’entre elles émane de groupes organisés, notamment albanais…

Si, pour l’heure, les tests osseux restent suspendus à la décision du Conseil constitutionnel, une question se pose avec acuité : l’attribution d’un ensemble de droits sociaux saurait-elle, au nom d’une « dignité » toujours plus extensible, reposer sur la seule parole de son bénéficiaire éventuel ? Car si, comme le souligne Marine Le Pen, il « suffit qu’un migrant de 45 ans se déclare mineur pour qu’il soit inexpulsable», l’État peut sans doute définitivement abdiquer ses dernières prétentions à la défense de nos frontières et à la souveraineté.

Terrorisme d’extrême gauche : avec Salvini, la fin d’une hypocrisie française ?

Terrorisme d’extrême gauche : avec Salvini, la fin d’une hypocrisie française ?

Tribune de Dominique Bilde, député français au Parlement européen

Il s’est senti « humilié ». Du fond de sa cellule sarde d’Oristano, le condamné pour assassinat n’a pas digéré l’accueil qui lui était réservé sur le tarmac de Rome, sous le crépitement des appareils photo et l’œil implacable d’un Salvini triomphant. « J’ai changé ! » gémit-il : stupéfiant aveu de culpabilité de celui qui pendant trente-sept années de cavale a clamé son innocence au nez et à la barbe des familles de victimes.

Il est vrai qu’il n’y a pas si longtemps, le gotha de la bien-pensance se pressait encore au chevet de Cesare Battisti, à l’instar d’un François Hollande, alors Premier secrétaire du PS venu « marquer sa désapprobation » en 2004 à la prison de la Santé. Cette solidarité instinctive d’une génération soixante-huitarde devant un Che Guevara transalpin fantasmé n’a sans doute pas manqué de sel pour ce petit brigand du Latium opportunément converti au communisme révolutionnaire. Ses victimes ? Des gens du peuple, tel ce surveillant pénitentiaire abattu d’une balle dans le dos, ce boucher achevé à bout portant sous les yeux de son épouse ou encore ce bijoutier pris dans un guet-apens et dont le fils de quatorze ans, victime d’une balle perdue, restera à jamais cloué dans un fauteuil roulant.

Du reste, Battisti n’est que le visage le plus médiatique d’une hypocrisie française. Soutenus un temps par la « doctrine Mitterrand », ce serait au moins quatorze terroristes italiens qui bénéficieraient encore sous nos tropiques d’une bienveillance coupable. C’est par exemple pour des « raisons humanitaires » que la France, aiguillonnée par Carla Bruni, refusera in extremis l’extradition de Marina Petrella en 2008. Cette humanité, les Brigades rouges en auront pourtant manqué à l’égard du leader de la démocratie chrétienne Aldo Moro, dont le corps criblé de balles fut retrouvé le 9 mai 1978 gisant dans un coffre de voiture.

À l’évidence, rien n’a jamais justifié et ne justifiera jamais de soustraire à la justice des condamnés pour crime de sang. Mais en France, le scandale Battisti est le symptôme d’un mal plus profond. C’est en effet la même idéologie gauchiste qui cachait hier à peine son admiration devant des bains de sang commis « pour la cause » et qui absout aujourd’hui l’islamisme radical. Autre coqueluche de l’extrême gauche, le meneur d’Action Directe Jean-Marc Rouillan ne s’était-il pas empressé, aussitôt libéré, d’exalter le « courage » des terroristes du Bataclan ?