Mineurs isolés : pour les migrants, il y a un os

Mineurs isolés : pour les migrants, il y a un os

« Indignes », « invasifs », des associations de soutien aux migrants à Jacques Toubon, défenseur des droits, personne n’a de mots trop forts contre les tests osseux pratiqués en cas de doute sur les « mineurs non accompagnés ». Fondés sur une simple radiographie de la main gauche et du poignet, ces examens déterminent l’âge de l’intéressé moyennant, il est vrai, une marge d’erreur de deux à quatre ans. Il n’en a pas fallu davantage pour déclencher l’ire d’Adama S., quinze ans selon ses dires. Déclaré majeur en juillet 2018 par la Cour d’appel de Lyon, le jeune Guinéen a fait part de son courroux jusqu’aux Sages de la rue Montpensier dans une question prioritaire de constitutionnalité. Verdict le 21 mars.

Au-delà des cris d’orfraie de la bien-pensance et des querelles d’Allemand scientifiques, il est indéniable que l’accueil des mineurs isolés recèle une véritable manne. Selon un rapport sénatorial de 2017, « le coût annuel total de la prise en charge des jeunes migrants, depuis leur arrivée sur le territoire jusqu’à leur majorité, environ un milliard d’euros pour 2016 ». À mesure que les arrivées explosent, les départements ploient sous les dépenses sociales. Ainsi, dans mes terres de Meurthe-et-Moselle, le nombre d’impétrants a cru de 75 % entre 2016 et 2017, motivant le 21 janvier dernier une visite de son président à l’Élysée. Quant au bien-fondé des demandes, même l’Est Républicain était obligé de concéder qu’un certain nombre d’entre elles émane de groupes organisés, notamment albanais…

Si, pour l’heure, les tests osseux restent suspendus à la décision du Conseil constitutionnel, une question se pose avec acuité : l’attribution d’un ensemble de droits sociaux saurait-elle, au nom d’une « dignité » toujours plus extensible, reposer sur la seule parole de son bénéficiaire éventuel ? Car si, comme le souligne Marine Le Pen, il « suffit qu’un migrant de 45 ans se déclare mineur pour qu’il soit inexpulsable», l’État peut sans doute définitivement abdiquer ses dernières prétentions à la défense de nos frontières et à la souveraineté.

Terrorisme d’extrême gauche : avec Salvini, la fin d’une hypocrisie française ?

Terrorisme d’extrême gauche : avec Salvini, la fin d’une hypocrisie française ?

Tribune de Dominique Bilde, député français au Parlement européen

Il s’est senti « humilié ». Du fond de sa cellule sarde d’Oristano, le condamné pour assassinat n’a pas digéré l’accueil qui lui était réservé sur le tarmac de Rome, sous le crépitement des appareils photo et l’œil implacable d’un Salvini triomphant. « J’ai changé ! » gémit-il : stupéfiant aveu de culpabilité de celui qui pendant trente-sept années de cavale a clamé son innocence au nez et à la barbe des familles de victimes.

Il est vrai qu’il n’y a pas si longtemps, le gotha de la bien-pensance se pressait encore au chevet de Cesare Battisti, à l’instar d’un François Hollande, alors Premier secrétaire du PS venu « marquer sa désapprobation » en 2004 à la prison de la Santé. Cette solidarité instinctive d’une génération soixante-huitarde devant un Che Guevara transalpin fantasmé n’a sans doute pas manqué de sel pour ce petit brigand du Latium opportunément converti au communisme révolutionnaire. Ses victimes ? Des gens du peuple, tel ce surveillant pénitentiaire abattu d’une balle dans le dos, ce boucher achevé à bout portant sous les yeux de son épouse ou encore ce bijoutier pris dans un guet-apens et dont le fils de quatorze ans, victime d’une balle perdue, restera à jamais cloué dans un fauteuil roulant.

Du reste, Battisti n’est que le visage le plus médiatique d’une hypocrisie française. Soutenus un temps par la « doctrine Mitterrand », ce serait au moins quatorze terroristes italiens qui bénéficieraient encore sous nos tropiques d’une bienveillance coupable. C’est par exemple pour des « raisons humanitaires » que la France, aiguillonnée par Carla Bruni, refusera in extremis l’extradition de Marina Petrella en 2008. Cette humanité, les Brigades rouges en auront pourtant manqué à l’égard du leader de la démocratie chrétienne Aldo Moro, dont le corps criblé de balles fut retrouvé le 9 mai 1978 gisant dans un coffre de voiture.

À l’évidence, rien n’a jamais justifié et ne justifiera jamais de soustraire à la justice des condamnés pour crime de sang. Mais en France, le scandale Battisti est le symptôme d’un mal plus profond. C’est en effet la même idéologie gauchiste qui cachait hier à peine son admiration devant des bains de sang commis « pour la cause » et qui absout aujourd’hui l’islamisme radical. Autre coqueluche de l’extrême gauche, le meneur d’Action Directe Jean-Marc Rouillan ne s’était-il pas empressé, aussitôt libéré, d’exalter le « courage » des terroristes du Bataclan ?