Semestre européen pour la coordination des politiques économiques : emploi et aspects sociaux dans le cadre de l’examen annuel de la croissance 2018

Semestre européen pour la coordination des politiques économiques : emploi et aspects sociaux dans le cadre de l’examen annuel de la croissance 2018

Le 13 mars 2018, le Parlement européen a appelé la Commission à renforcer sa surveillance des nations européennes. Objectif annoncé : encore plus d’austérité et une attaque des systèmes de retraites.

En vérité la longue crise économique et financière en Europe a mis en évidence que la compétence des « experts » de la Commission est limitée en matière économique. Immigration massive, gel des salaires, rabotage des retraites n’ont pas relancé la croissance. Les pays les plus dynamiques du monde comme la Chine agissent à l‘inverse des recommandations de la Commission. La Chine a appliqué la préférence nationale sans immigration, et elle croît de plus de 6% chaque année depuis 1991.

Revitaliser l’Europe passera par la préférence européenne et le lancement d’industries nouvelles. Pour preuve, Ariane est né en 1973 d’une coopération entre 8 États membres de l’Union européenne, la Suisse et la Norvège, hors de l’égide de la Commission de Bruxelles.

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/CHN/fr/NY.GDP.MKTP.KD.ZG.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Arianespace#cite_note-4

Année européenne du patrimoine culturel 2018

Année européenne du patrimoine culturel 2018

Merci Monsieur le Président,

Avec 453 sites inscrits, l’Europe rassemble environ la moitié du patrimoine mondial de l’Unesco. Et, bien qu’aux termes de l’article 167 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne, la préservation du patrimoine relève de la responsabilité des États, la contribution de programmes comme Europe Créative a été non négligeable. Ceux-ci ne sauraient toutefois occulter les besoins de financements pour la rénovation du bâti ancien, alors que les fonds publics se raréfient.

La situation est notamment critique en France, exacerbée par le désengagement de l’État des finances locales. Ainsi, entre 2003 et 2007, la proportion de monuments dans un état de conservation défectueux est passée de 32 % à 41 %, la crise accentuant cette tendance. Les actions de sensibilisation déployées dans le cadre de l’année du patrimoine ne sauraient donc se suppléer à un effort réel de valorisation, d’autant que l’Eurobaromètre du 7 décembre 2017 démontre que l’importance accordée au patrimoine est majoritairement partagée par les Européens. De même, les actions de bénévolat ne sauraient être assimilées au travail de rénovation, lequel requiert des compétences précises. L’année européenne du patrimoine culturel pourrait être l’occasion de promouvoir ces professions méconnues, malgré leurs perspectives de carrière tangibles.

« 1 milliard et je te dicte ta souveraineté », la bienséance de l’Union européenne envers la Moldavie

« 1 milliard et je te dicte ta souveraineté », la bienséance de l’Union européenne envers la Moldavie

Nous étions surpris du montant du budget alloué à la Moldavie (1 milliard d’euros sur 10 ans, soit 100 millions par an), dans un pays comptant 3 millions d’habitants… Nous étions surpris d’un tel montant alors même que nos États membres ont grandement besoin de ce budget, et alors même que l’UE impose, ici et là, une politique d’austérité…

La réponse de la Commission à notre question écrite, donnée par M. Hahn le 6 septembre 2017 constituait une première piste de réflexion : « préalablement à l’octroi de l’aide, il sera tenu compte du respect satisfaisant d’un vaste ensemble de conditions politiques (…) » (1), c’est à dire, permettez-moi une traduction politique : « si vous souhaitez cet argent, acceptez notre intrusion dans votre souveraineté » ! Par exemple, Christos Stylianides insiste, lors de cette session, sur la réforme de la justice, un secteur tout particulièrement régalien.

Par ailleurs, certaines interventions de mes confrères constituent une deuxième piste : celle d’une lutte toujours plus irrationnelle contre la Russie (2).

Nous sommes favorables à une Moldavie dans une Europe des nations sans immixtion dans sa souveraineté, comme nous l’avions expliqué lors du vote en juillet (3).

1 http://dominique-martin.com/pres-d1-milliard-deuros-moldavie-10-ans/
3 http://dominique-martin.com/explications-de-votes-3-6-juillet/

Une nouvelle stratégie en matière de compétences pour l’Europe

Une nouvelle stratégie en matière de compétences pour l’Europe

Le 14 Septembre 2017, le Parlement européen a soutenu une série de vœux pieux en matière de compétences. Au menu, catalogues de mesures recyclées et une vieille rengaine chère à Bruxelles : « Les nouveaux arrivants apportent avec eux de nouvelles compétences ».

En vérité, au-delà de l’effet « Molenbeek », notre avenir ne dépend pas des « non-européens ». Le taux d’emploi des « non-européens » n’était que de 51% en France en 2016, soit un « fainéant » sur deux (sic Macron). Visiblement ces nouvelles compétences ne sont pas transférables.

– « L’outil de profilage des ressortissants de pays tiers » de la Commission n’est même pas disponible dans les langues parlées par tous les migrants.

– Le gaspillage des 155 milliards d’euros du Fonds Social Européen (FSE) est démontré : sur 30 millions de participants, 21 millions n’ont pas trouvé d’emploi après leur « formation ».

Revitaliser l’Europe passera par la préférence européenne et le lancement d’industries nouvelles. Pour preuve, Airbus est né d’une coopération entre États (Allemagne, France, Grande-Bretagne) en mai 1967, hors Union européenne et sans l’intervention de la Commission de Bruxelles.

Aurez-vous une retraite dans 10, 20 ou 30 ans ?

Aurez-vous une retraite dans 10, 20 ou 30 ans ?

Conditions d’emploi et travail précaire

Rapporteur : Neoklis Sylikiotis (GUE)

Aujourd’hui, vous le constatez, les emplois atypiques se multiplient : emplois à temps partiel involontaire, contrats à zéro heure, « ubérisation », et parfois travail non rémunéré ! Les emplois classiques sont sacrifiés par l’Union européenne qui détruit ainsi vos droits sociaux, et affaiblit votre système de sécurité sociale et de retraite. Concrètement ? Difficulté de se faire rembourser ses lunettes, ses soins dentaires, son appareil auditif, etc. Et demain ? Retraite incertaine ou trop faible pour vivre décemment. Pauvre France, hier à la pointe des droits sociaux, aujourd’hui si fébrile.

Le rapport voté à Strasbourg ce mardi 4 juillet comporte la liste des risques liés à cette destruction : ironie cynique de constater un échec, après en avoir été l’investigateur…

Malheureusement, l’ensemble des propositions n’est qu’une liste de vœux pieux, une litanie d’un monde meilleur, sans mesure concrète.

Nous déplorons qu’il n’y ait pas l’analyse des causes comme, par exemple, les politiques de libéralisation de l’économie qui auraient constituées une piste sérieuse de travail. La seule solution proposée ? Des investissements étatiques, impossibles puisque la Commission condamne, dans ses recommandations par pays, les investissements nationaux !

Nécessité d’une stratégie de l’UE pour faire cesser et prévenir l’écart entre les pensions des hommes et des femmes

Nécessité d’une stratégie de l’UE pour faire cesser et prévenir l’écart entre les pensions des hommes et des femmes

Rapporteur : Penas
Numéro de dossier : 2016/2061(INI)
Commission compétente au fond : FEMM (Le Grip)

La pension de retraite est devenue la source principale de revenu de 25% des citoyens de l’UE. Ce nombre va doubler d’ici à 2060 du fait du vieillissement de la population. L’enjeu est donc primordial, notamment pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale de nos ainés. Si l’organisation des systèmes de retraite est une compétence exclusive des États membres, l’UE a une compétence de soutien (article 153 TFUE).

Malheureusement, nous faisons le constat d’une inégalité entre les hommes et les femmes : au sein de l’UE, cet écart était, en 2012, de 38% pour les plus de 65 ans. Les causes en sont le taux élevé de femmes peu rémunérés, la durée du travail et les temps partiels, souvent liés à la maternité.

Il faut continuer à lutter contre ces discriminations et garantir une rémunération égale pour un travail égal et une ancienneté équivalente. L’instauration du crédit de points de retraite est un axe envisageable. En revanche, nous nous opposons à la retraite publique minimum (qui confine au salaire minimum européen) ainsi qu’à l’augmentation du nombre d’années minimum de cotisation. Enfin, nous sommes défavorables à l’individualisation des droits à la retraite qui remet en cause l’unité du foyer familial.