Marché du gaz : Le Parlement entérine la prise de pouvoir de la Commission en matière énergétique

Marché du gaz : Le Parlement entérine la prise de pouvoir de la Commission en matière énergétique

Jeudi dernier, le Parlement européen a adopté les nouvelles règles communes pour le marché intérieur du gaz naturel, consistant à imposer les règles européennes en matière d’énergie en dehors du territoire de l’Union pour les gazoducs l’approvisionnant.

Dans un contexte de baisse des réserves gazières du nord de l’Europe, la Russie fournit 35% du gaz consommé dans l’Union, et ces exportations sont une source indispensable de revenus pour elle. Malgré cette interdépendance, la Commission évoque une nécessité de diversifier les fournisseurs et cherche à brider, pour des raisons géopolitiques, les échanges avec la Russie.

L’objectif implicite de ce règlement est de nuire au projet Nord Stream 2, permettant de doubler l’approvisionnement en gaz russe via la Baltique. La manœuvre est grossière, et l’opposition ferme de 8 États lors des négociations interinstitutionnelles est la preuve que personne n’est dupe.

La délégation Rassemblement National au Parlement européen regrette que la Commission européenne, et les groupes politiques soutenant sa politique, cherchent à couper l’Europe du gaz Russe par idéologie. Il dénonce le fait que ces mesures favoriseront un gaz de schiste américain nuisible écologiquement et coûteux économiquement.

Enfin, les défenseurs de l’Europe des nations dénoncent la prise de pouvoir de la Commission européenne qui s’impose ici comme leader en matière énergétique et géopolitique, au détriment des États et de leurs intérêts !

Guerre du camembert : L’excellence doit primer !

Guerre du camembert : L’excellence doit primer !

Lactalis, Sodiaal, Savencia ou Eurial, tous ces géants laitiers font pression depuis plusieurs années pour modifier les critères d’attribution du label AOP sur le camembert. Si ces industriels parviennent à gagner cette bataille, nous verrons demain les 60.000 tonnes de camemberts pasteurisés s’octroyer le gage de l’excellence.

Le Camembert de Normandie AOP, représentant moins de 10 % de la production annuelle, est actuellement soumis à un strict cahier des charges (lait cru, 50 % de vaches de race normande, moulé à la louche etc…) quand sa pâle copie ne répond à aucune contrainte de production. La réforme de l’AOP visera à alléger considérablement les critères et ainsi augmenter la proportion de camemberts labélisés. C’est en somme la même philosophie qui consiste à abaisser le niveau du bac pour avoir plus de bacheliers.

Nul doute, cette réforme trompera les consommateurs qui pensant s’offrir le nec plus ultra du camembert se retrouveront malgré eux avec un morceau de plâtre sans saveur.

Or, l’AOP sert justement à protéger l’origine du produit, un savoir-faire, et à reconnaître sa qualité et son authenticité. Le produit est considéré comme la référence dans son domaine. En plus du camembert, c’est donc aussi la réputation du label qui est en jeu. Que vaudraient demain les étoiles Michelin si McDonald’s en gagnait une ?

Notre camembert, comme la Tour Eiffel ou le vin, est plus que jamais l’un des symboles de notre pays. Avec ce nivellement par le bas, c’est l’image et la réputation de la Normandie et de la France dont il est question. Nous ne pouvons accepter que notre identité culinaire enviée dans le monde soit mise à sac pour répondre servilement aux exigences des grands industriels.

Soja américain : Les politiques de l’U.E menacent nos filières de biocarburants

Soja américain : Les politiques de l’U.E menacent nos filières de biocarburants

Après l’autorisation du gouvernement d’importer 300.000 tonnes d’huile de palme de Malaisie, nos producteurs de colza subissent un nouveau coup dur puisque l’Union européenne s’apprête à ouvrir ses frontières au soja cultivé aux États-Unis pour la production de biodiesel.

Cette mise en concurrence déloyale porte un coup d’arrêt supplémentaire à la filière de la graine de colza européenne dont les débouchés dépendent à 70% des biocarburants.

On estime par ailleurs, qu’en raison du changement d’affectation des sols, de la déforestation et des émissions directes liées à la production et au transport, le biocarburant issu du soja serait deux fois plus nocif écologiquement que le gazole. La France disposant de suffisamment de surface pour cultiver le colza sans empiéter sur les cultures alimentaires, cette importation est donc un non-sens écologique et économique.

Les députés européens du Rassemblement National dénoncent les mesures de libre -échange successives prises par Bruxelles au détriment de nos intérêts économiques, mais aussi d’une écologie que la Commission prétend pourtant défendre. Au lieu de prendre des mesures anti-dumping contre les biocarburants asiatiques pour protéger notre filière agricole, déjà étrillée par les différents traités commerciaux, l’Union européenne la met en danger avec une nouvelle mise en concurrence illégitime.

+ de frontières – de morts

+ de frontières – de morts

D’après la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, 2018 a été marquée par un record de sauvetage de migrants tentant de rejoindre l’Angleterre. Avec une augmentation de 12 % de plus qu’en 2017, le nombre d’opérations s’est élevé à 1456, pour 3753 personnes secourues, soit autant de drames évités.

Bien qu’il ne soit pas question de laisser périr des êtres humains, la première des humanités serait au contraire de les dissuader d’affronter un périple où l’issue potentiellement mortelle est à redouter.
A ce titre, la responsabilité des 23 décès survenus l’année dernière incombe directement à l’Union européenne et à sa folle politique d’immigration, soutenue par des ONG « humanitaires » jouant plus un rôle de mafias de passeurs que de secouristes. On laisse ainsi croire aux aspirants clandestins l’illusion d’un eldorado français ou européen.

Pour stopper cette vague migratoire que les Français refusent, seule une politique de fermeté à l’image de celle appliquée en Australie pourra mettre un terme à ces drames humains dans la zone Manche/mer du Nord comme en Méditerranée. Appliquons dès à présent en France un « NO WAY » australien qui annihilera toutes velléités de traversée !