Après l’autorisation du gouvernement d’importer 300.000 tonnes d’huile de palme de Malaisie, nos producteurs de colza subissent un nouveau coup dur puisque l’Union européenne s’apprête à ouvrir ses frontières au soja cultivé aux États-Unis pour la production de biodiesel.

Cette mise en concurrence déloyale porte un coup d’arrêt supplémentaire à la filière de la graine de colza européenne dont les débouchés dépendent à 70% des biocarburants.

On estime par ailleurs, qu’en raison du changement d’affectation des sols, de la déforestation et des émissions directes liées à la production et au transport, le biocarburant issu du soja serait deux fois plus nocif écologiquement que le gazole. La France disposant de suffisamment de surface pour cultiver le colza sans empiéter sur les cultures alimentaires, cette importation est donc un non-sens écologique et économique.

Les députés européens du Rassemblement National dénoncent les mesures de libre -échange successives prises par Bruxelles au détriment de nos intérêts économiques, mais aussi d’une écologie que la Commission prétend pourtant défendre. Au lieu de prendre des mesures anti-dumping contre les biocarburants asiatiques pour protéger notre filière agricole, déjà étrillée par les différents traités commerciaux, l’Union européenne la met en danger avec une nouvelle mise en concurrence illégitime.

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