Sur la situation politique en Afrique du Sud

Le 28 février dernier, le chef de l’EFF (Combattants pour la liberté économique), Julius Malema, a plaidé au Parlement sud-africain pour l’expropriation sans compensation des terres, détenues en grande majorité par la population blanche, ce qu’interdit pourtant l’article 25 de la Constitution. Le climat actuel est propice à l’accélération de l’agenda anti-Blancs tenu par un parti politique de plus en plus populaire dans le pays et dont l’exécution pourrait mener le pays vers de graves troubles ethniques. La communauté blanche représente 9 % de la population totale sud-africaine, ce qui fait d’elle une minorité et la rend vulnérable. L’expropriation des fermiers blancs risquerait par ailleurs de conduire l’Afrique du Sud à la même catastrophe économique qu’a connue le Zimbabwe dans les années 90 et dont les effets se font toujours sentir. Le président sud-africain s’est lui-même rallié, sous la pression de l’EFF, à ce projet en gestation de nettoyage ethnique en demandant au Parlement de modifier la Constitution dans le sens de l’expropriation des terres.

Face au risque d’escalade, la Commission entend-elle apporter son soutien à ces populations d’origine européenne menacées ?

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