Sur les risques de la « robotisation » de l’industrie pour l’emploi

Selon le PDG de la Deutsche Bank, en conférence à Francfort, les tâches de certains de ses employés seront, à l’avenir, accomplies par des robots. Or, les quatre plus grandes banques du monde ont supprimé 200 000 emplois en 10 ans. Ces pertes étant causées par la concurence des banques en ligne dont les logiciels ont une technologie très performante.

Ce phénomène de « robotisation », particulièrement frappant dans le secteur de la finance, s’étend à toute l’industrie. Le robot n’est plus un outil au service de l’employé, il tend à le remplacer. Le développement des technologies de reconnaissance faciale et vocale vont porter encore plus loin leurs prérogatives.

Si la compétitivité des entreprises exige une adaptation structurelle permanente, l’Union s’engage à tendre vers un niveau d’emploi élevé selon les termes de l’article 9 du TFUE. Il serait contradictoire que l’innovation ne soit pas au service de l’emploi.

1. La Commission compte-t-elle mener une étude sur les effets secondaires que causent la robotisation des emplois et promouvoir des formations adaptées en conséquence ?

2. La Commission compte-t-elle promouvoir au sein des Etats membres de l’Union une innovation technologique équitable, au service des employés et non en substitution des emplois ?

Recent Posts