Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 28 janvier 2019. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

« Oui, je plaide coupable d’avoir défendu nos frontières et notre patrie » : c’est ce qu’a déclaré jeudi notre allié Matteo Salvini en réponse aux juges siciliens qui veulent le poursuivre pour avoir, en tant que ministre italien de l’Intérieur, empêché un navire d’immigrés clandestins de débarquer illégalement dans un port d’Italie, en août dernier. Un comble !

« Je pose la question au peuple italien : dois-je continuer à être ministre, à exercer mes droits et à remplir mes devoirs, ou bien dois-je demander à tel ou tel tribunal de décider de la politique migratoire ? » a renchéri celui qui a tenu sa promesse de réduire drastiquement les arrivées de migrants.

Non seulement Matteo Salvini a fait chuter les arrivées mais il a augmenté le nombre d’expulsions. Ainsi, entre le 1er janvier 2018 et le 1er janvier 2019, le nombre de migrants présents dans des structures d’accueil en Italie est passé de 183 000 à 133 000. Sachant que chaque migrant coûte un minimum de 30 euros par jour, l’économie n’est pas négligeable.

Furieuse de cette politique qui la prive d’une main d’œuvre bon marché, taillable et corvéable à merci, l’Allemagne de Madame Merkel avait annoncé mercredi qu’elle cessait de participer à l’opération Sophia. Lancée en 2015, cette opération militaire européenne devait initialement permettre de traquer les trafiquants de migrants, mais sa mission a rapidement consisté à aider les migrants à traverser plus sûrement la Méditerranée… jusqu’à ce que Matteo Salvini reprenne les choses en main.

On ne le répétera jamais assez : il n’y a pas de fatalité.

Nicolas Bay
Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

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