La religion et la science sont d’accord contre la théorie du genre

Tous les mois, les eurodéputés votent sur la théorie du genre. Le 4 avril, nous devions nous exprimer sur la directive : « Les femmes et leur rôle dans les zones rurales. » Le mois précédent, c’était le rapport sur « L’égalité entre les hommes et les femmes. » Pourquoi ?

Le marché des biotechnologies, les technologies de la reproduction et de la santé représentent un grand enjeu économique. Mais, dans les civilisations, il y a le droit à la vie de l’enfant à naître, le respect de la vie jusqu’à sa fin naturelle, le droit de l’enfant à sa filiation naturelle, etc.

Les puissances de l’argent veulent faire de l’humain un marché, une matière première pour tester les molécules médicamenteuses, un produit fini pour vendeur de PMA et de GPA. Ce qui permettait à Mme Taubira de parler d’un « changement de civilisation ». Une civilisation de marchands vendant ses enfants.

Face à cette théorie, deux réactions : catholique et scientifique.

Le pape François a dénoncé devant l’ONU, en 2015, la « colonisation idéologique » qui impose aux « peuples » des « modèles de vie anormaux et irresponsables », dans une allusion implicite à la théorie du genre et au mariage pour les personnes de même sexe. Certains cherchent à « promouvoir une colonisation idéologique à travers l’imposition de modèles et de styles de vie anormaux, étrangers à l’identité des peuples et, en dernier ressort, irresponsables ».

La réaction scientifique vient de Norvège, pays qui respectait le mieux l’égalité des sexes.

Un documentaire d’Harald Eia (Hjernevask/« Lavage de cerveaux »), diffusé en 2010, montre qu’en dépit des mesures politiques prises pour instaurer l’égalité et l’indifférenciation, les hommes et les femmes ont des centres d’intérêt différents.
Ainsi, en Norvège, les ingénieurs restent majoritairement des hommes (90 %) et les infirmières des femmes (90 %). Harald Eia a essayé de comprendre cette « anomalie ». Il a convoqué une batterie d’experts mondialement reconnus.

D’après une étude menée dans 53 pays par le professeur Richard Lippa sur les envies professionnelles des hommes et des femmes, « il y a beaucoup de différences. Les hommes s’intéressent plus à la réussite de domaines orientés vers la compréhension du monde, des objets, comme l’ingénierie, la mécanique. Les femmes s’intéressent relativement plus à une réussite auprès des personnes. » Il y a une explication biologique à ces différences, qu’on retrouve au Pakistan comme aux États-Unis.

Le professeur Trond Haaken Diseth observe que, dès l’âge de neuf mois, les enfants se dirigent spontanément vers des jouets associés à leur sexe. Ce que confirme le professeur Simon Baron-Cohen, une pointure en psychopathologie du développement à Cambridge. Le professeur Anne Campbell, psychologue évolutionniste, confirme l’origine génétique des différences de centres d’intérêt entre les hommes et les femmes.

Les scientifiques sérieux confirment que nous sommes un mixte de nature et de culture, mais il ne faut pas oublier que la biologie est déterminante.

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