Relations avec l’Algérie et crise migratoire

Le 13 mars dernier, l’Union européenne et l’Algérie ont reconduit l’accord d’association qui les lie. La haute représentante de l’Union a qualifié à cette occasion l’Algérie de «partenaire clé». À l’heure où le défi majeur du continent européen est celui de l’immigration extraeuropéenne, défi d’ordre civilisationnel, l’enjeu d’une coopération entre les États européens et l’Algérie devrait se concentrer sur ce problème. Aussi la haute représentante est-elle invitée à répondre aux questions suivantes :

  • A-t-il été question durant les discussions du boom des visas Schengen octroyés à des ressortissants algériens, particulièrement en France, ce qui laisse à penser que les autorités françaises ont assoupli la procédure d’obtention (raccourcissement des délais d’acquisition et prolongement des cartes de séjour) ?
  • La question de l’immigration clandestine a-t-elle été abordée et des solutions ont-elles été prises pour y remédier? Pour rappel, Frontex avait signalé en 2016 l’augmentation significative de clandestins algériens rejoignant le territoire européen, chiffre qui est appelé à s’accroître dans un avenir proche; en outre, s’il est désormais établi que l’Algérie constitue un pays de transit pour l’immigration illégale en provenance d’Afrique subsaharienne, les informations sur cette route manquent en raison, notamment, de la méfiance des autorités algériennes.
Recent Posts