Le Conseil des ministres européens de la pêche a fixé ce mercredi matin les quotas de pêche pour 2018. Ce Conseil s’est tenu sous la pression des ONG environnementales qui souhaitaient diminuer drastiquement les quotas afin de parvenir au Rendement Maximal Durable plus rapidement.

Le Conseil n’a pas suivi ces positions maximalistes et a préféré définir des Totaux Admissibles de Capture qui tiennent compte des réalités économiques et sociales. C’est ainsi qu’en 2018, les deux tiers des stocks (55), soit 9 de plus qu’en 2017, seront fixés au niveau du Rendement Maximal Durable. Pour mémoire, en 2009, seulement 5 stocks avaient des quotas permettant cette durabilité des stocks. Les progrès accomplis par les pêcheurs sont donc considérables.

De même, parmi les stocks qui avaient déjà atteint la durabilité, les quotas de pêche ont pu être augmentés. C’est le cas de la langoustine en mer du Nord, en mer d’Irlande et en mer Celtique (+15 %). C’est aussi le cas pour les chinchards dans l’Atlantique Nord, quatre stocks de sole et trois stocks de plie dans les eaux du Nord-Ouest.

S’agissant de l’anguille, où les pêcheurs redoutaient la fermeture complète, le Conseil a décidé finalement de fermer cette pêche au moment de la migration, soit 3 mois consécutifs entre début septembre et fin janvier 2019. On note enfin des restrictions supplémentaires pour le bar.

À travers ces résultats, deux remarques s’imposent :

– Premièrement, les pêcheurs ont consenti des efforts importants pour assurer la durabilité des stocks. Ceux qui voudraient aller « plus loin » ou « plus vite » devraient d’abord se demander s’ils seraient prêts eux-mêmes à consentir autant de sacrifices dans leur propre domaine d’activité.

– Deuxièmement, il faut accélérer la mise en place de plans pluriannuels qui permettraient d’éviter des variations excessives, mauvaises pour les pêcheurs comme pour la ressource. L’idéal, selon les pêcheurs, serait d’éviter les variations de quotas d’environ 20 % qui fragilisent leurs entreprises.

Le Front National continuera d’appuyer la mise en place de ces plans pluriannuels qui permettront de stabiliser les quotas et de donner une visibilité à plus long terme aux pêcheurs.

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