Sur la présence de nanoparticules de dioxyde de titane dans les bonbons

Une enquête de l’ONG «Agir pour l’environnement» a révélé en octobre 2016 la présence de nanoparticules de dioxyde de titane dans une centaine de bonbons comportant le colorant alimentaire E171. Ces substances seraient quatre fois plus ingérées par les enfants, en raison de leur forte consommation de friandises.

En raison de leur taille, 50 000 fois plus petite qu’un cheveu, elles peuvent traverser la barrière des intestins, du cerveau ou des reins. Par la suite, leurs effets toxiques peuvent entraîner un dysfonctionnement de l’ADN, des réactions inflammatoires, la mort de cellules, ainsi que du stress oxydatif, à l’origine de maladies chroniques comme la cataracte, le cancer ou le diabète.

Or le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le dioxyde de titane «cancérigène 2B probable par inhalation» dès 2006, et en 2014, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation le classait comme dangereux. À l’inverse, l’EFSA a renouvelé son autorisation en septembre 2016, ne voyant pas de problème pour la santé.

1. Quel crédit la Commission accorde-t-elle à la décision du CIRC de 2006?

2. Pourquoi n’applique-t-elle pas le principe de précaution en préférant une approche prudente vis-à-vis de cette substance ?

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