Politique migratoire de l’Allemagne et solidarité entre les États membres

En 2015, l’Allemagne a accueilli plus d’un million d’immigrés sur son territoire. Les déclarations de sa chancelière, Mme Merkel, étaient abondamment relayées en Europe et à l’étranger. Beaucoup louaient à l’époque la générosité et la solidarité de l’Allemagne. Sous la pression de l’opinion publique allemande et de certains membres responsables de son parti, Mme Merkel a dû revoir sa politique en 2016. Fervente partisane de l’accord UE-Turquie signé en mars 2016, par lequel l’Union européenne acceptait de verser 3 milliards d’euros à la Turquie (en plus des 3 milliards d’euros négociés fin 2015), en échange de quoi la Turquie s’engageait à accueillir les migrants expulsés de Grèce, Mme Merkel a également pris une part très active dans l’établissement du mécanisme de «relocalisation» de migrants proposé par la Commission malgré l’opposition de plusieurs États membres. Après avoir fait venir des centaines de milliers de «vrais-faux Syriens», la chancelière allemande tente aujourd’hui de les disséminer dans le reste de l’Union.

Ce faisant, l’Allemagne est-elle respectueuse de la solidarité entre les États membres ?

N’a-t-elle pas, en effet, créé un appel d’air à l’immigration clandestine ?

Ne fait-elle pas courir un risque sécuritaire aux autres États membres de l’espace Schengen ?

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