Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 16 janvier 2019. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

C’est par cette vérité de La Palisse que le Premier Ministre espagnol a commencé son laïus de près de 40 minutes ce matin, en session plénière du Parlement européen.

Propulsé à la tête de l’Espagne en juin 2018 suite au scandale qui a éclaboussé Mariano Rajoy, Pedro Sanchez a fait montre d’une remarquable docilité vis-à-vis de Berlin et Bruxelles. Résultat, ce socialiste a été ovationné par la quasi-totalité de l’hémicycle, PPE compris.

Cédant aux idéologies à la mode, M. Sanchez a claironné pour la énième fois que son gouvernement était « le plus féminisé » des pays de l’OCDE, avec 11 femmes pour 6 hommes. Pour les « progressistes », la parité à laquelle ils tiennent tant est à sens unique.

En réalité, si ce Premier ministre par défaut est devenu la coqueluche des eurocrates, c’est parce qu’il s’est posé d’emblée en anti-Salvini. Ainsi, son premier geste politique a consisté, le 13 juin 2018, à accueillir l’Aquarius, navire affrété par une ONG franco-allemande qui a fait du soutien à l’immigration clandestine son fonds de commerce.

Comme j’ai pu le rappeler à M. Sanchez, ces soi-disant humanitaires sont en fait les idiots utiles des mafias de passeurs… et c’est justement la raison pour laquelle Matteo Salvini a décidé de mettre fin à leurs pratiques criminelles, alors même que de récentes enquêtes ont prouvé que le trafic de migrants était plus lucratif que le trafic de drogues.

Alors que l’Espagne a connu une augmentation des arrivées d’immigrés clandestins de 129% en 2018 par rapport à 2017, Matteo Salvini a permis une réduction de 95% des débarquements depuis qu’il est Ministre de l’Intérieur. Le peuple espagnol jugera.

Nicolas Bay
Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

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