Menaces de sanction de la Commission à l’encontre du groupe de Višegrad

Le 28 mars dernier, les chefs de gouvernement des pays du groupe de Višegrad réunis à Varsovie ont dénoncé «le chantage» et «le diktat» européen à leur égard concernant la politique migratoire commune. Refusant les quotas obligatoires de répartition d’immigrés entre les pays de l’Union européenne, ils ont fermement manifesté leur désaccord à l’idée de lier la distribution des fonds européens à l’adhésion à la politique migratoire que souhaite mettre en place la Commission européenne. Ce même 28 mars, le chancelier autrichien a annoncé que son gouvernement avait également l’intention de ne pas appliquer cette politique des quotas migratoires. Ce même jour toujours, une loi hongroise entrait en vigueur visant, d’après les mots du ministre de l’intérieur hongrois, à «empêcher les migrants dont le statut n’est pas clairement défini de se déplacer librement sur le territoire national et au sein de l’Union européenne, et donc de réduire les risques sécuritaires liés aux migrations».

Sur quels motifs politiques et arguments juridiques la Commission se fonde-t-elle pour lier l’octroi des fonds structurels au mécanisme européen de relocalisation des immigrés? Au nom de quoi la Commission se permet-elle de tancer des gouvernements démocratiquement élus pour mener une politique migratoire ferme ?

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