Dans une communication en date du 17 janvier 2018 , la Commission européenne dresse un plan d’action pour l’éducation numérique dont la première recommandation préconise un recours accru aux nouvelles technologies à l’école.

Pourtant, selon une étude de l’OCDE en date de 2015 citée par la BBC (15.9.2015), les États ayant le moins investi dans les nouvelles technologies à l’école, comme la Corée du Sud ou la Chine, obtenaient de meilleurs résultats que ceux utilisant davantage les nouvelles technologies. Les étudiants utilisant un ordinateur quotidiennement à l’école obtiennent des résultats académiques médiocres.

En effet, les nouvelles technologies auraient provoqué une diminution du temps d’attention et des capacités de mémorisation et de concentration. Ces phénomènes se caractérisent chez les plus jeunes par une prévalence accrue des troubles de l’attention. Ainsi, l’expert finnois Pasi Sahlberg attribue notamment aux nouvelles technologies la chute des performances académiques des élèves finnois, notamment en mathématiques et en sciences, entre les tests PISA de 2012 et de 2015.

Pourquoi la Commission persiste-t-elle à préconiser une intégration accrue des nouvelles technologies à l’école, en dépit de l’accumulation de preuves démontrant leur impact négatif sur les performances académiques?

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