Communiqué de la délégation RN au Parlement européen

Ce jeudi 31 janvier, les forces rassemblées de la droite, du centre et de la gauche ont voté des modifications au règlement intérieur du Parlement européen. Une de ses nouvelles dispositions voulait donner aux groupes majoritaires droit de vie ou de mort sur les autres groupes politiques.

Le PPE (droite), le S&D (gauche) et l’ALDE (centre) avaient formé une alliance de circonstance afin que la Conférence des présidents du Parlement européen (qui réunit les présidents des différents groupes politiques) juge de l’existence ou non d’une « affinité politique » au sein de chaque groupe pour autoriser l’existence de celui-ci. En clair, sur la base de critères fixés par elle, la majorité aurait pu décider de la survie de la minorité.

Le mécanisme tout autant que le calendrier devraient choquer toute personne attachée à la démocratie parlementaire. À rebours de toutes les recommandations de la Commission de Venise du Conseil de l’Europe, le Parlement envisageait de modifier des dispositions fondamentales quelques mois avant une élection européenne annonçant un changement politique majeur.

La manœuvre a heureusement échoué : cette disposition n’a en effet été votée que par 354 voix contre 267, alors qu’il en fallait 376 pour l’adopter, la majorité absolue des voix des 751 membres du Parlement étant requise pour modifier le règlement intérieur. 22 voix ont donc manqué pour violer les règles élémentaires de la démocratie !

Le Rassemblement national dénonce avec force cette odieuse tentative de manipulation qui, si elle s’était passée sous d’autres cieux, aurait déclenché au sein même du Parlement européen des accusations de dérive autoritaire. Cette infamie est le signe d’une majorité aux abois qui craint plus que jamais le réveil des peuples.

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