Le Parlement européen a remis, le 12 décembre, son prix Sakharov à Oleg Sentsov, dissident soupçonné par la Russie d’appartenir à un réseau terroriste.

La situation de cette personne n’est qu’un prétexte pour reprocher une nouvelle fois à la Russie d’avoir annexé la Crimée. Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, l’a d’ailleurs reconnu publiquement dans son discours de présentation.

Cette attaque de la Russie est irresponsable car elle contribue à attiser le conflit qui oppose l’Ukraine à la Russie au lieu de l’apaiser. Elle prouve que l’Union européenne n’est pas le facteur de paix qu’elle prétend être.

 Sur le fond, elle est d’ailleurs injustifiée car la Crimée est historiquement un territoire russe, donné arbitrairement par Khrouchtchev à l’Ukraine du temps de l’URSS, et dont la population a librement décidé par référendum son retour au sein de sa mère patrie.

 Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est un principe fondamental dont le respect devrait l’emporter sur toute autre considération. Que l’UE choisisse de le violer n’est pas une surprise, elle qui a déjà bafoué la volonté exprimée par le peuple français lors du référendum de 2005.

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