Communiqué de la Délégation RN au Parlement européen

La crise de la taxation des carburants, qui agite la France, trouve bien une partie de ses origines dans des décisions du Parlement européen. En effet, sous l’impulsion croisée et complice des écologistes et des libéraux, les dossiers traitants des émissions de CO2 par les véhicules à moteur envahissent les travaux des députés européens.

Le dernier en date est un dossier prévoyant des objectifs très contraignants pour les constructeurs de poids lourds eux-mêmes. Ils devront justifier des modalités d’usage qui seront faites de leurs produits, bien que les poids lourds aient des utilisations multiples et incontrôlables.

C’est ainsi qu’il est impossible de contrôler, avant utilisation, les émissions de CO2 d’un camion qui est ou non attelé à une remorque, dans le cas d’un semi-remorque, ou encore porteur d’une caisse spécifique.

Demain faudra-t-il aussi taxer les constructeurs de remorques, de bennes ou les carrossiers ?

Que dire et que faire si le moteur du camion doit rester en marche pour décharger des matériaux plus ou moins faciles à livrer, avec ou sans tuyau de dépotage ? Que dire aussi de la qualité des routes et des terrains utilisés par les camions, alors qu’ils déterminent la vitesse, le régime moteur et donc les émissions de CO2 ?

Et oui, une guerre économique est déclenchée à l’encontre de l’industrie du poids lourd, verrou de l’autonomie fondamentale de chaque État membre, tant le fret est vital pour un pays.

La délégation du Rassemblement national s’est fermement opposée à cette nouvelle facette de l’atteinte à notre souveraineté, à notre industrie déjà mal en point et à nos emplois.

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