Sur l’antisémitisme en Europe et l’inefficacité de l’action de la Commission

QUESTION AVEC DEMANDE DE RÉPONSE ÉCRITE
À LA COMMISSION
ARTICLE 130 DU RÈGLEMENT
DOMINIQUE BILDE (ENF) , MARIE-CHRISTINE BOUTONNET (ENF)
Selon une étude de l’université d’Oslo (juin 2017), les actes antisémites ont fortement augmenté dans l’Union européenne entre 2005 et 2015.

En France, selon le Service de protection de la communauté juive (Le Monde, 2 novembre 2017), les actes antisémites constitueraient un tiers des actes xénophobes, alors que 1 % de la population se déclare de confession israélite. Un nombre croissant de victimes renoncerait à se manifester par peur de représailles.

La moitié des Français, un quart des Allemands et un cinquième des Suédois de confession israélite envisageraient d’émigrer et environ 10 000 Européens juifs ont émigré en 2015, ce qui constitue un record depuis 1948.

1. La Commission a instauré plusieurs programmes contre l’antisémitisme, dont la nomination, en 2015, d’un coordinateur sur cette question. Comment explique-t-elle l’échec de sa stratégie et quelles actions complémentaires compte-t-elle mettre en place ?

2. Selon l’étude susvisée, la majorité des actes violents antisémites serait attribuable à des extrémistes islamistes. La Fondation Hanns Seidel (juin 2017) a démontré la prévalence des sentiments antisémites chez les migrants originaires d’États majoritairement musulmans. Comment la Commission entend-elle protéger nos compatriotes juifs, ainsi que tous les Européens de confession israélite, contre l’extrémisme islamiste et contre le risque induit par l’arrivée massive en Europe de migrants nourrissant des sentiments antisémites ?

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