Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 5 novembre 2018. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

« Merde alors ! » s’était écrié le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères lorsque Matteo Salvini avait déclaré lors d’une réunion à Vienne en septembre : « Je pense être au gouvernement, payé par mes concitoyens, pour aider nos jeunes à recommencer à faire des enfants (…) et non pour extirper le meilleur de la jeunesse africaine. ».

Se faisant le relais concret de cette déclaration, le ministre italien de l’Agriculture, Gian Marco Centinaio, lui aussi membre de la Lega, a annoncé jeudi que pour encourager la natalité le gouvernement offrirait un terrain agricole aux familles ayant un troisième enfant. Cette mesure est d’ailleurs inscrite dans le projet de budget qui fait grincer des dents à Bruxelles !

En Autriche, le gouvernement auquel participe nos alliés du FPÖ a fait adopter par le Parlement une loi prévoyant d’indexer le montant des allocations familiales versées à des étrangers travaillant en Autriche, mais dont les enfants sont restés dans leur pays, sur le coût de la vie dans ces pays. Le gouvernement estime ainsi pouvoir récupérer 100 millions d’euros, réinvestis au service des familles autrichiennes.

Le gouvernement hongrois a annoncé de son côté sa volonté de renforcer encore sa politique en faveur de la natalité et des familles. En 2019, le budget dans ce domaine devrait être ainsi être le double de celui qui y était consacré avant l’arrivée au pouvoir de Viktor Orbán en 2010. De nouvelles mesures sont à l’étude et seront bientôt proposées aux Hongrois lors d’une consultation nationale, mais cette politique a déjà porté ses fruits, le gouvernement annonçant fièrement une augmentation de 42% des mariages.

Le secrétaire d’Etat hongrois Csaba Dömötör a parfaitement résumé la ligne de fracture très nette se dessinant sur le plan européen : « Les bureaucrates bruxellois et les libéraux européens considèrent l’immigration comme la solution nécessaire et inévitable, nous préférons le soutien aux familles ».

 

Nicolas Bay
Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

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