Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 3 décembre 2018. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

Devenue championne du monde de football en 2018, la France conserve surtout son titre de championne d’Europe en matière de pression fiscale, loin devant des pays aussi différents que l’Irlande, la Bulgarie ou l’Espagne. C’est ce que vient de confirmer un rapport d’Eurostat du 28 novembre, qui rappelle que la France occupe la première place du classement depuis 2015 ; en 2012, notre pays se contentait de la troisième place, derrière la Belgique et le Danemark.

En 2017, les recettes fiscales se sont ainsi élevées à 48,4% du PIB (produit intérieur brut), soit plus de 8 points au-dessus de la moyenne européenne. Cette année-là, la France a connu la 5ème plus forte augmentation parmi les 28 États membres, tandis que la pression fiscale a baissé dans pas moins de 13 pays de l’Union européenne. Ainsi, les impôts et cotisations sociales payés par les Français en 2017 ont franchi la barre des 1 000 milliards d’euros, soit presque la moitié de notre dette publique, qui, « en même temps », continue de se creuser.

Macron, dont on ne rappellera jamais assez qu’il fut le principal conseiller économique de François Hollande, avant d’en devenir le ministre de l’Économie et des Finances, poursuit donc le travail de sape de ses prédécesseurs avec une fiscalité qui frappe toujours plus durement, les classes populaires, les classes moyennes, les retraités et les familles.

D’où le formidable mouvement des « Gilets Jaunes » lancé après l’annonce de l’augmentation des taxes sur le carburant.

Car derrière les chiffres des statisticiens, il y a des hommes et des femmes, il y a des familles françaises qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, qui sont à bout.

Nicolas Bay
Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

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