Les derniers jours ont vu la crise migratoire occuper l’essentiel du débat européen. S’il est loin de régler tous les problèmes — les courageuses politiques nationales étant plus concrètes que les illusoires solutions à 28 — l’accord conclu dans la nuit de jeudi à vendredi dernier marque le retour des nations comme des acteurs centraux de la politique européenne. La fin de la politique des quotas obligatoires de répartition des migrants est une défaite tant pour la Commission que pour Merkel et Macron.

Angela Merkel a même subi une fronde dans son propre gouvernement. Sous la pression de ses alliés de la CSU bavaroise et du ministre de l’Intérieur Seehofer, elle a été contrainte d’accepter de revoir sa politique d’immigration, jusqu’à rétablir des contrôles à la frontière austro-allemande !

C’est justement l’Autriche qui va désormais prendre la présidence tournante de l’Union européenne, et le chancelier Sebastian Kurz (gouvernant en coalition avec nos alliés du FPÖ) se montre extrêmement ferme : il refuse l’installation de plateformes de débarquement de migrants en Europe et demande des contrôles aux frontières nationales en plus de la défense des frontières extérieures.

Ce retour des nations a pour effet d’isoler le duo Merkel-Macron et ses velléités immigrationnistes et fédéralistes.

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