Fusion Alstom-Siemens, Emmanuel Macron poursuit le dépeçage de l’industrie française

C’est un nouveau jeu de dupes qui se tient aujourd’hui pour l’industrie française. La fusion Alstom-Siemens que l’on présente comme la naissance d’un champion européen n’est rien de moins que la prise de contrôle d’un fleuron français par une entreprise allemande. La branche « énergie » de notre champion national avait déjà été bradée par François Hollande sous le regard bienveillant d’Emmanuel Macron. La disparition de la branche « transport » n’est que l’aboutissement logique d’une absence totale de vision pour notre industrie nationale.

La liste des renoncements industriels par les gouvernements français est longue : dans le nucléaire et le transport avec la fin d’Alstom, dans l’industrie navale avec STX, dans le domaine de la défense avec la fusion Nexter – Krauss-Maffei Wegmann. Mais aussi le ciment avec la fusion Lafarge – Holcim ou le parapétrolier avec la prise de contrôle de Technip par l’américain FMC. Nous n’oublions évidemment pas la tragédie Arcelor et le désastre Alcatel.

Emmanuel Macron comme tous ses prédécesseurs donne la preuve d’une absence totale de stratégie industrielle. Alors qu’il avait déclaré durant sa campagne : « la France sans industrie n’est pas une option », il met à l’encan le TGV. Sa politique européenne affichée n’est que le faux-nez d’un renoncement national insupportable.

La délégation Front national bien consciente de la concurrence internationale ne s’oppose pas à la constitution de champions européens. Néanmoins, ceux-ci doivent être le fruit de rapprochements entre égaux et non la soumission des fleurons français à leurs concurrents européens.

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