Le 3 janvier, Emmanuel Macron annonçait son intention de légiférer contre les « fake news », emboîtant ainsi le pas du Conseil et de la Commission dans une publication de septembre sur les « contenus illicites en ligne ».

Cette lutte contre la désinformation n’est que le cache-sexe d’une véritable censure politique, puisque sont considérées comme des « fake news » les informations qui « ont pour but de désorienter politiquement », ne « se conforment pas à l’ordre politique global », selon l’un des experts invités par la commission culture du Parlement.

Le 1er juin 2017, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme avait d’ailleurs épinglé la loi allemande sur les contenus illicites pour non-respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Cette loi impose des délais de retrait de vingt-quatre heures et des pénalités pouvant s’élever à cinquante millions d’euros.

La condamnation des Nations Unies témoigne de la régression considérable de la liberté d’opinion en Europe. En commission, j’ai rappelé qu’internet constitue l’unique seul contrepoids aux médias dominants, qui étouffent tout véritable pluralisme.

Partagez ceci

Faites connaître le travail du groupe auprès de vos contacts