Expérimentation animale : mettons fin au scandale !

Les yeux irrités, la peau brûlée, affamés ou gavés de substances nocives : près de deux millions d’animaux subiraient ainsi dans le monde des souffrances aussi épouvantables qu’inutiles.
« Dernier recours », c’est en théorie, ce à quoi est circonscrite l’expérimentation animale, autorisée notamment aux termes de la réglementation 1907/2006 sur les substances chimiques. Une règle d’or popularisée par le slogan des « trois R » (réduire, raffiner, remplacer) et en contradiction flagrante avec les estimations initiales, qui chiffraient de 13 à 54 millions le nombre d’animaux sacrifiés sur l’autel de ce règlement, sur toute la période d’expérimentation.

Pire, si REACH a abouti à l’une des plus grandes campagnes d’expérimentation animale au monde, il permet également de contourner l’interdiction établie en 2009 et finalisée en 2013 pour les produits cosmétiques, puisqu’un nombre important de substances sont susceptibles de concerner plusieurs applications.
Une interdiction inopérante à plusieurs titres, au reste, puisque 80 % des pays du monde autorisent toujours, pour les produits cosmétiques, ces pratiques d’un autre âge -et ce alors même que les méthodes de substitution, notamment fondées sur des cellules humaines in vitro, les rendent largement superflues. En Chine, l’expérimentation animale est même obligatoire pour l’importation de cosmétiques.

En conformité avec l’article 13 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne, il est désormais urgent de faire rimer actes et paroles en exigeant une interdiction globale de ces pratiques d’un autre âge, ainsi que le respect absolu du bien-être animal, gage du degré de civilisation d’une société humaine.

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