L’Agence européenne des droits fondamentaux a récemment publié un rapport intitulé “Second European Union Minorities and Discrimination Survey. Muslims – Selected finding” (septembre 2017). D’après ce document, les pays d’Europe réserveraient un mauvais accueil aux musulmans. Cependant, les conclusions du rapport diffèrent des données recueillies. Si les musulmans se sentent majoritairement discriminés comme groupe, seulement une minorité se considère personnellement visée. Un examen attentif des données montre que le rapport ne tient pas compte de son comportement souvent problématique vis-à-vis de l’autorité publique, de la hiérarchie professionnelle, des lois en vigueur.

Alors qu’il est demandé aux sociétés d’accueil de s’adapter, d’être plus ouvertes et tolérantes, l’étude se garde d’aborder les pressions sociales dans ces quartiers, toujours plus nombreux, où les préceptes coraniques régentent les conduites et les tenues, cause des réticences observées au sein des populations d’accueil qui y sont confrontées au quotidien. La Commission n’est-elle pas d’avis que l’agence a commis de graves erreurs de méthodologie, liées à des partis pris idéologiques ? Compte-t-elle y remédier sachant que cette étude, censée apporter aux décideurs politiques des éléments utiles, précis et objectifs, est biaisée, entretenant de fait une mauvaise compréhension des phénomènes de radicalisation qu’on observe dans la communauté musulmane ?

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