Double peine pour la filière des céréales

Déjà mise en difficulté sur les marchés par la concurrence des pays de l’Est et de la Russie, conséquence de la politique de l’Union européenne, la filière céréalière subit aussi la politique gouvernementale. Ce sont 2,5 milliards d’euros de charges supplémentaires que vont payer les professionnels de la filière.

À cela s’ajoute les difficultés liées à la grève des cheminots. En effet, 40% du transport des céréales se font par voie ferroviaire. Pour compenser un trafic moindre, les professionnels doivent faire appel aux transporteurs routiers, ce qui représente un surcoût de 20 euros la tonne (la facture actuelle se chiffre à 900.000 euros pour Axéréal), avec bien sûr des répercussions sur les revenus et les secteurs dépendant des céréales (élevage pour l’alimentation…).

La difficulté des céréaliers, souvent pointés du doigt comme étant des privilégiés, est symptomatique d’une situation qui se dégrade. J’en appelle donc à la responsabilité des syndicats de cheminots pour qu’ils puissent organiser une meilleure circulation des trains pour le fret. Il en va aussi de la survie des filières agricoles.

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