Chancelière allemande depuis 13 ans, Angela Merkel a annoncé, le 29 octobre, qu’elle abandonnera la direction de son parti, la CDU, en décembre et qu’elle ne briguera pas de nouveau mandat en 2021. Cette annonce précipitée met en pleine lumière son profond isolement, non seulement en Allemagne mais aussi en Europe.

Il y a encore 4 ans, au début de la crise migratoire qu’elle a voulue et organisée, Angela Merkel était alors à la tête d’un groupe de dirigeants européens qui imposaient l’ouverture totale des frontières et le laxisme le plus total aux citoyens de l’Union européenne. Aujourd’hui, face au réveil des nations, le couple Merkel et Macron, tels les derniers héritiers (et survivants ?) de l’ancien monde, n’a plus la légitimité nécessaire pour prétendre présider aux destinées de l’Europe.

Le renouvellement du traité de l’Élysée qui figure à l’ordre du jour franco-allemand pour le début de l’année 2019 n’a en cela plus aucune crédibilité, d’autant plus qu’il a pour objectif de renforcer cette dynamique d’intégration européenne et de fédéralisme à marche forcée qui est précisément rejetée par une majorité d’États membres.

Plutôt que de s’entêter dans leur bunker idéologique et leur vision d’une Europe punitive en échec sur tous les plans, Emmanuel Macron et Angela Merkel devraient enfin tirer les leçons des récents scrutins. Leur Europe n’a pas d’avenir. L’heure est venue de construire l’Europe des Nations et des libertés que les peuples attendent, et réclament.

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