Déclaration du commissaire à la sécurité sur «l’extrémisme violent de droite»

Le commissaire européen à la sécurité s’est récemment inquiété de «l’extrémisme violent de droite», lors de la commémoration des attentats de Bruxelles perpétrés par l’État islamique le 22 mars 2016. Selon lui, «le programme d’aujourd’hui se concentre sur la radicalisation djihadiste, mais il faut reconnaître que les mouvements d’extrême-droite ont un impact sur cette radicalisation. (…) L’an dernier, nous avons été témoins d’un nombre de plus en plus élevé d’attentats contre des mosquées et des centres d’accueil». Ce type de comparaison douteuse est de nature à minimiser, sinon à justifier, les menaces et les actes terroristes perpétrés par des islamistes en Europe.

Concrètement, qu’entend le commissaire par «extrémisme violent de droite» ?

Est-il en mesure de fournir des statistiques précises étayant ses propos sur les attentats commis depuis 2011 respectivement par les mouvements qu’il qualifie «d’extrême-droite», les groupes d’extrême-gauche et les djihadistes, en détaillant le nombre de victimes pour chaque catégorie?

Enfin, comment peut-il à la fois se déclarer satisfait de la politique de l’Union européenne en matière de contrôle aux frontières et affirmer que «nous savons plus ou moins qui entre», ce qui semble contradictoire ?

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