Contrôler les importations de pangas en provenance du Viêt Nam

L’entrée en vigueur en 2018 de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Viêt Nam est l’occasion de rappeler que ce pays est le troisième plus grand exportateur mondial de produits aquacoles. En 2016, le Viêt Nam a exporté vers l’Union européenne 268 000 tonnes de crevettes tropicales, de pangas, de palourdes et de thons.

Parmi ces produits, les pangas, poissons d’élevage produits essentiellement dans le Mékong, sont particulièrement exposés à la pollution, mais aussi aux antibiotiques et aux pesticides destinés à les protéger des parasites. Même si le Viêt Nam s’est engagé à améliorer les conditions sanitaires de la production de pangas et à certifier ses élevages, les résultats ne sont pas encore concluants.

La suppression des droits de douane sur le panga, prévue dans l’accord de libre-échange, fera baisser les prix, ce qui incitera la grande distribution et la restauration collective à développer leurs ventes de ce poisson au détriment de la santé des consommateurs.

La Commission compte-t-elle renforcer les contrôles sur les produits aquacoles importés du Viêt Nam, favoriser la traçabilité de ces produits et, le cas échéant, suspendre les importations de pangas ou de tout autre produit aquacole vietnamien s’il contient des résidus significatifs d’antibiotiques ou de pesticides ?

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