Cela fait plus de cinq ans que des voix se font entendre pour limiter le nombre d’heures de transport continu imposé aux animaux. En septembre dernier, elles étaient 1 million via une pétition et semblent avoir été enfin écoutées : le commissaire européen à la santé et à la sécurité alimentaire a décidé d’en faire une priorité. Le 4 octobre, nouvelle victoire lors de cette journée internationale des animaux : les auditeurs de l’UE ont décidé pour la première fois de mener un audit sur le bien-être des animaux.

Ce combat de longue haleine montre bien les méfaits d’une globalisation qui fait toujours primer le rendement. Encore une fois, la sacro-sainte mobilité ne ressemble en rien à une liberté de circulation. Où est la liberté quand un animal est enfermé dans un camion jusqu’à parfois 72 heures ? Tout Européen aurait tort de s’y désintéresser : qui peut croire que la qualité de la viande ne s’en trouve pas affectée quand l’animal subit un tel stress et des blessures avant d’être abattu ?

C’est pourquoi je salue les avancées obtenues. Notamment les initiatives lancées par le commissaire européen à la santé et à la sécurité alimentaire, dont les réunions biannuelles de la plateforme pour le bien-être des animaux qui favorisent le dialogue entre les différents acteurs. Je me dois néanmoins de rappeler que si l’on en est réduit à sensibiliser à défaut de restreindre, c’est tout bonnement parce que le dogme libre-échangiste prime. Pendant que nous avançons à pas feutrés, des accords de libre-échange sont signés (CETA) ou discutés (notamment avec la Nouvelle-Zélande ou le MERCOSUR) favorisant ainsi le commerce internationale de viande. « Tout est lié ». Ne nous trompons pas de combat !

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