L’objectif commun du chancelier autrichien Sebastian Kurz et des ministres de l’Intérieur autrichien, allemand et italien de créer un «axe» pour lutter contre l’immigration clandestine constitue un revers cinglant pour Emmanuel Macron et Angela Merkel, dont la politique immigrationniste ne fait aujourd’hui plus du tout l’unanimité.

Angela Merkel n’aura ainsi jamais été aussi isolée sur la question migratoire. C’est désormais au sein de sa majorité que les contestations s’expriment avec force. Son propre ministre de l’Intérieur, le conservateur bavarois Horst Seehofer (CSU), entendant durcir très nettement la politique d’accueil de migrants clandestins.

Si la création du groupe de Visegrád (réunissant quatre pays d’Europe centrale : la Hongrie, la Pologne, la République Tchèque et la Slovaquie en opposition à la politique d’immigration de masse) avait déjà porté un coup terrible aux orientations d’une Union européenne à bout de souffle, cette perspective d’un nouvel axe européen pour la protection des frontières rend le fossé entre les peuples asphyxiés par le chaos migratoire et cette-dernière abyssal.

Force est à présent de constater que le projet d’Angela Merkel, soutenu par Emmanuel Macron, de créer un système d’asile communautaire – c’est-à-dire l’inscription dans la législation européenne de la prise en charge forcée des migrants clandestins par tous les Etats-membres – est désormais très largement rejeté en Europe.

Chaque jour plus minoritaire, le Président de la République qui se rêvait leader du « nouveau monde » et d’une Europe pleinement mondialiste, doit prendre acte des volontés des peuples plutôt que de donner des leçons de morale aux gouvernements légitimement élus.

Partagez ceci

Faites connaître le travail du groupe auprès de vos contacts