Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 25 février 2019. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

Dans à peine plus d’un mois, le 29 mars, le Royaume-Uni doit quitter l’Union européenne. Après le net rejet de l’accord négocié par Theresa May avec les dirigeants de l’UE, d’aucuns ont pu craindre – ou rêver – que le referendum britannique du 23 juin 2016 serait piétiné.

Le Néerlandais Frans Timmermans – vice-président de la Commission qui, sans avoir démissionné de ses fonctions, fait campagne comme Spitzenkandidat des socialistes européens – a ainsi ouvertement déclaré jeudi dernier à Bruxelles que le Royaume-Uni pourrait ne pas quitter l’UE et au contraire participer aux élections de mai prochain.

Cependant, au-delà des discussions menées encore la veille entre Theresa May et Jean-Claude Juncker, les États membres de l’UE semblent bien se préparer à la sortie du Royaume-Uni, même sans accord. Par exemple, s’agissant de la pêche, plusieurs décisions ont été prises mercredi 20 et vendredi 22 au niveau du Coreper, le comité des représentants permanents des États membres auprès de l’UE. C’est vrai aussi dans bien d’autres domaines, comme le secteur aérien avec là encore un nouvel accord interinstitutionnel vendredi.

C’est dans ce contexte que la Fondation pour une Europe des Nations et des Libertés, présidée par notre collègue autrichien Georg Mayer, a organisé un colloque à Londres vendredi et samedi pour faire le point sur le Brexit. Parmi les intervenants, outre plusieurs de mes collègues du RN et moi-même, on peut citer Gerard Batten et Janice Atkinson, membres du groupe ENL au Parlement. Mais aussi plusieurs journalistes et économistes britanniques, ou bien encore notre allié tchèque Radim Fiala.

De toute évidence, l’UE se comporte aujourd’hui comme une secte où il est facile d’entrer mais dont il est très difficile de sortir : tout a été fait pour essayer de punir le peuple britannique, en vain.

Pour nous, si le Royaume-Uni quitte bel et bien l’UE, il reste pleinement dans notre communauté de civilisation, et c’est aussi pour lui que nous allons continuer de travailler à la complète refonte des traités européens et à l’avènement d’une Europe des nations, des coopérations et des protections.

 

Nicolas Bay
Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

Partagez ceci

Faites connaître le travail du groupe auprès de vos contacts