Vendredi 8 mars, en ma qualité de parlementaire, je me suis rendu au centre de détention de Neuvic Sur l’Isle (24) afin de constater les conditions de détention et surtout les conditions de travail des personnels pénitentiaires.

À 16h45, je me suis présenté à la porte du centre et j’ai prouvé mon identité et ma fonction.

L’agent d’accueil a informé le directeur de ma présence. Ce dernier m’a longuement fait attendre dehors, n’a pas daigné venir à ma rencontre et m’a adressé une fin de non recevoir par l’intermédiaire d’un agent.

Accompagné de mon assistante et d’un représentant syndical de l’établissement spécialement détaché pour l’occasion, j’ai signifié à mon interlocuteur qu’il était hors la loi et qu’il avait l’obligation de me recevoir.
En effet, le bulletin officiel du Ministère de la Justice du 20 janvier 2017 rappelle qu’ « en application de l’article 719 du code de procédure pénale, les députés et les sénateurs ainsi que les représentants au Parlement européen élus en France sont autorisés à visiter à tout moment les établissements pénitentiaires ».

Cette attitude méprisante et légalement contestable à l’égard d’un parlementaire n’est pas digne d’un directeur d’établissement. Et de surcroît, dans la situation de détresse que les agents pénitentiaires subissent depuis plusieurs années.

Aussi, j’en informe le préfet de Nouvelle-Aquitaine de même que la ministre de la Justice, Madame Belloubet.
Par ailleurs, je me réserve la possibilité d’utiliser les moyens légaux mis à ma disposition pour faire respecter mes droits.

Le directeur du centre de Neuvic aurait-t-il quelque chose à cacher dans la tenue de son établissement? Au regard de son attitude, la question mérite d’être posée.
Cette affaire ne s’arrêtera pas là…

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